Stratégies pour renforcer la santé publique au Mali

Lancer le premier mois de la santé au Mali : une réponse aux défis du système sanitaire.

Barou Dembélé

Les enfants sont particulièrement vulnérables face aux défis du système de santé au Mali

L’accès aux soins au Mali reste inégal selon les régions et les populations. La crise sécuritaire de 2012 a aggravé une situation déjà précaire, rendant l’accès aux services médicaux encore plus difficile pour les populations les plus fragiles, notamment les enfants en bas âge, les femmes enceintes et les victimes de conflits.

Face à ces défis, les autorités maliennes ont décidé de donner la priorité absolue à la santé publique. Malgré les contraintes sécuritaires persistantes, elles ont lancé en novembre dernier le premier mois de la santé et de la protection sociale. Cette initiative vise à renforcer l’accès aux soins pour l’ensemble de la population.

« L’amélioration de la santé des populations constitue une priorité absolue pour le gouvernement. La ministre Diéminatou Sangaré mérite d’être félicitée pour cette initiative qui crée un espace de dialogue entre les acteurs du système de santé et les bénéficiaires. Elle permet ainsi à chacun de mieux comprendre son rôle et ses responsabilités dans ce processus d’amélioration. »

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La santé des enfants, une priorité absolue

Le Premier ministre, le colonel Abdoulaye Maïga, a souligné l’urgence de cette initiative. Malgré les efforts déployés, les objectifs de réduction de la mortalité infantile et des maladies évitables ne sont pas encore atteints. Les statistiques sont alarmantes : 54 décès pour 1 000 naissances vivantes, 33 % des accouchements réalisés hors des structures sanitaires et seulement 45 % des enfants de 12 à 23 mois vaccinés correctement.

Il ajoute : « Un enfant sur trois de moins de 5 ans souffre de retard de croissance, et seulement 40 % des nourrissons de moins de 6 mois sont allaités exclusivement au sein. » Par ailleurs, une méconnaissance généralisée des dispositifs de santé et de protection sociale aggrave encore la situation.