La capitale tchadienne, N’Djamena, s’apprête à vivre une édition exceptionnelle de la Fête de la musique en 2026. Placées sous le thème « La musique, vecteur de cohésion sociale », ces festivités ambitionnent de rassembler les Tchadiens autour de leur patrimoine musical commun, tout en renforçant les liens entre les différentes communautés du pays.
Un lancement officiel sous le signe de l’inclusion
L’ouverture de cet événement culturel majeur a été marquée par une cérémonie solennelle au rond-point Hilton de N’Djamena. Présidée par le ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Téguil, cette rencontre a réuni les plus hautes autorités administratives, des représentants du milieu artistique, des promoteurs culturels ainsi qu’un public varié venu célébrer la diversité musicale tchadienne.
La musique au service de la paix et de l’unité nationale
Dans son allocution, le ministre a souligné l’importance stratégique de la culture dans la construction d’une nation unie. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit pleinement dans la politique du président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, qui place la cohésion sociale au cœur de sa gouvernance. « La musique est un langage universel qui transcende les différences et favorise le dialogue, la paix et la solidarité », a-t-il affirmé.
Le thème retenu pour cette édition reflète cette volonté de rassembler les Tchadiens, quelles que soient leurs origines ou leurs convictions. Les organisateurs ont veillé à rendre l’événement accessible à tous, en privilégiant des formats décentralisés et des prestations itinérantes.
Une tournée musicale à travers le Tchad
Pour toucher un public plus large, une tournée musicale est prévue dans les dix arrondissements de N’Djamena ainsi que dans plusieurs provinces du pays. L’objectif ? Aller à la rencontre des populations là où elles se trouvent : quartiers, places publiques, villages et zones rurales. Cette initiative vise à démocratiser l’accès à la culture et à faire de la musique un outil de rapprochement citoyen.
« La musique ne doit pas être confinée aux scènes fermées. Elle doit s’inviter dans le quotidien des Tchadiens pour renforcer les valeurs de fraternité, de solidarité et d’unité nationale », a insisté le ministre. Les festivités incluront des concerts, des ateliers participatifs et des animations culturelles pour mettre en lumière les talents locaux.
Un levier pour l’économie et la jeunesse
Au-delà de sa dimension sociale, cette célébration entend aussi valoriser les industries culturelles et créatives. Les organisateurs y voient une opportunité de stimuler l’économie locale et d’offrir aux jeunes Tchadiens des perspectives professionnelles dans le secteur artistique. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large visant à faire de la culture un pilier du développement national.