Les députés tchadiens ont approuvé un pacte pour gérer les ressources hydriques du Congo. Mais que cache ce accord et quels sont ses conséquences ?
Les représentants du Tchad, de la RDC et d’autres pays riverains ont signé à N’Djamena un accord pour gérer les ressources hydriques du Congo. Le président congolais Félix Tshisekedi a plaidé pour une mobilisation continentale afin de « bâtir une gouvernance coopérative de l'eau » et a lancé un appel à « une coalition entre les États, pour élever l'eau au rang de priorité politique de premier ordre ».
Le forum de N’Djamena est le moment où ces pays vont réfléchir aux défis de la gestion des eaux du Congo. La RDC a un immense potentiel hydrique, mais son pays est également confronté à l’assèchement cyclique du lac Tchad depuis 1964. Le Cameroun, le Niger et le Nigeria ont boycotté ce forum, mais les représentants de Bénin et Gabon sont présents.
Les experts estiment que cette coalition peut être une opportunité pour les pays riverains de s’attaquer aux problèmes de gestion des eaux du Congo. Mais quels sont les défis qui les attendent ? La RDC a besoin de plus d’investissements dans l’amélioration de son réseau hydrique et la construction de nouveaux projets de irrigation.
Le dirigeant d'une ONG, Kalele, a révélé que certains milieux d'intérêts qui tiennent mordicus au transfèrement des eaux du Congo ont décidé de se passer des autorités congolaises. Cela montre qu’il y a encore beaucoup à faire pour mettre les pays riverains d’accord sur la gestion des ressources hydriques du Congo.