Un plan d’action pour sécuriser l’avenir alimentaire du Sénégal
Le Premier ministre Ousmane Sonko a recentré les discussions du Conseil des ministres sur les enjeux cruciaux de la prochaine campagne agricole d’hivernage 2026-2027. Alors que les acteurs nationaux comme l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) et les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) affichent des avancées notables dans la production d’engrais et de semences certifiées, le chef du gouvernement a souligné les défis persistants qui entravent l’ambition d’autosuffisance alimentaire du pays.
Après un diagnostic sans concession du secteur, il a mis en lumière des lacunes structurelles majeures, freinant la réalisation des objectifs fixés par l’Exécutif.
Trois urgences identifiées pour transformer le secteur agricole
- Autonomie semencière : le pays peine à couvrir ses besoins en semences de qualité, malgré des progrès notables dans certains domaines.
- Accès au crédit : l’octroi de financements agricoles reste inégal, limitant la capacité des producteurs à moderniser leurs exploitations.
- Stockage insuffisant : l’absence de structures de stockage adaptées entraîne des pertes post-récolte et des déséquilibres dans la distribution.
Parmi les autres points noirs relevés par Ousmane Sonko figurent les écarts de qualité observés lors de la dernière campagne, un système de ciblage des producteurs perfectible et un matériel de culture souvent mal entretenu. Face à ces constats, le Premier ministre a impulsé une dynamique de changement en ordonnant l’accélération de la digitalisation de la filière agricole.
Les résultats encourageants enregistrés dans les zones pilotes de Tivaouane et de Nioro serviront de base à une généralisation des outils numériques. Parallèlement, une refonte des mécanismes de subventions est en cours, avec un accent mis sur la transparence des coûts et une distribution équitable des intrants pour éviter les détournements.