Un collectif porte plainte contre Ousmane Sonko après des déclarations sur Touba

Le Collectif des petits-fils de Serigne Touba a saisi la justice dakaroise après des propos tenus par Ousmane Sonko concernant la ville sainte. Ces déclarations, jugées préjudiciables à l’image de Touba, ont motivé le dépôt d’une plainte pour atteinte à la réputation et à la dignité des habitants.
Une plainte enregistrée au tribunal de Dakar
Ce mercredi, le Collectif des petits-fils de Serigne Touka a officiellement porté plainte contre Ousmane Sonko devant le parquet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar. La procédure, enregistrée sous le numéro 12562, fait suite aux déclarations du leader du PASTEF lors de l’inauguration du siège de son parti. Ousmane Sonko y aurait évoqué l’entrée d’argent illicite dans la ville sainte de Touba, suscitant une vive réaction.
Des accusations jugées graves par les plaignants
Selon les représentants du collectif, Serigne Modou Maroun Niang et Serigne Mourtalla Bousso, les propos d’Ousmane Sonko portent atteinte à l’honneur, à la réputation et à la dignité de Touba. Ils rappellent que cette cité religieuse, fondée par Cheikh Ahmadou Bamba, repose sur des principes fondamentaux de foi, probité, travail et justice. Pour eux, ces accusations sans preuve discréditent une ville symbole de spiritualité et de moralité.
Le collectif exige une enquête approfondie pour vérifier la véracité des allégations. Il demande notamment l’audition d’Ousmane Sonko afin qu’il explique ses déclarations et fournisse les éléments concrets qui les étayent. Les plaignants souhaitent que toutes les investigations nécessaires soient menées pour déterminer si des infractions pénales ont été commises, comme la diffamation ou la diffusion de fausses informations.
Les demandes formulées par le collectif
- Ouverture d’une enquête judiciaire pour établir les faits
- Audition d’Ousmane Sonko afin de clarifier ses propos
- Évaluation des conséquences pénales éventuelles
- Engagement de poursuites si les éléments le justifient
Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des personnalités politiques dans leurs prises de parole, notamment lorsqu’elles concernent des lieux chargés de symboles religieux et culturels.