Une session gouvernementale stratégique s’est tenue sous la direction du Premier ministre Joseph Dion Ngute. Ce Conseil de Cabinet a permis de tracer la trajectoire financière du pays pour la période allant de 2027 à 2029. Avec une croissance économique estimée à 3,5 % pour l’année 2026 et une volonté ferme de stabiliser la dette publique sous le seuil des 50 % du PIB, les décisions prises orientent durablement l’avenir économique national.
Un cadre macroéconomique sous surveillance
Le contexte international, marqué par les tensions persistantes au Moyen-Orient, pèse sur la dynamique mondiale. Toutefois, le Cameroun affiche une certaine résilience avec des prévisions de croissance de 3,5 % en 2026, devant atteindre 3,7 % l’année suivante. Parallèlement, une tendance à la baisse de l’inflation est observée, signe d’une stabilisation progressive de l’économie locale.
La rigueur budgétaire reste au cœur des préoccupations. Le gouvernement prépare activement un nouveau partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI). Cette collaboration vise à renforcer la discipline fiscale, notamment à travers une meilleure mobilisation des recettes non pétrolières et une gestion plus stricte des deniers publics pour garantir que l’endettement reste soutenable.
Les secteurs clés de l’investissement public
Le plan d’investissement prioritaire pour la période 2027-2029 identifie des leviers de développement essentiels. Parmi les axes majeurs, on retrouve :
- Le renforcement des infrastructures numériques et technologiques.
- Le développement des réseaux routiers et ferroviaires.
- L’amélioration significative de la production et de la distribution d’énergie électrique.
- Le soutien à l’agriculture, à l’industrie et à l’accès à l’eau potable.
L’objectif affiché est de transformer ces investissements en moteurs concrets de croissance pour le pays.
Impact social et réformes structurelles
Au-delà des chiffres, le gouvernement met l’accent sur le volet social. L’extension de la couverture santé universelle aux populations les plus fragiles demeure une priorité absolue. De plus, les mécanismes financiers destinés à l’autonomisation des femmes et à l’insertion professionnelle des jeunes devraient connaître une phase d’accélération.
Ces orientations sont désormais consignées dans un document de programmation qui servira de base au débat d’orientation budgétaire devant le Parlement. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour les différents ministères de respecter ce cadre contraignant, tout en généralisant les contrats de performance pour chaque projet public afin d’assurer une efficacité maximale.