Neutralisation d’un chef jihadiste clé du JNIM au Mali : l’armée frappe fort dans le centre du pays
Les Forces armées maliennes (FAMa) viennent de marquer un point décisif dans leur lutte contre les groupes armés. Selon un communiqué officiel, un responsable jihadiste de premier plan, membre de la coalition du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), a été neutralisé lors d’une opération ciblée menée par drone.
L’opération a permis d’éliminer un cadre influent des réseaux jihadistes, connu sous plusieurs identités : Oumar Kéréna, Farouk et Housseini Mawdo. La frappe, exécutée le 3 juin dernier, a eu lieu à Mougnan, une localité située à environ quarante kilomètres de Djenné, dans le centre du Mali. Les autorités maliennes confirment que ce responsable occupait des fonctions stratégiques au sein du JNIM et entretenait des liens avec d’anciennes factions armées d’Afrique de l’Ouest.
Un profil redoutable au cœur des réseaux jihadistes
D’après les informations communiquées par l’État-major, ce responsable avait d’abord œuvré dans la zone de Serma avant de prendre en main des opérations armées dans plusieurs secteurs clés du pays. Ses activités s’étendaient notamment aux régions de Sikasso et de Koutiala, ainsi qu’à certaines zones frontalières du Burkina Faso. Les militaires maliennes soulignent son rôle central dans la coordination des cellules affiliées au JNIM, la principale coalition jihadiste active au Sahel, et son rattachement opérationnel à Al-Qaïda.
Bamako intensifie la pression contre les groupes armés
Cette neutralisation s’inscrit dans un contexte de durcissement de la stratégie sécuritaire mise en place par les autorités. Quelques jours plus tôt, le gouvernement a annoncé une mesure inédite : un système de primes financières exceptionnelles, pouvant atteindre deux milliards de francs CFA, récompensant toute information menant à l’arrestation ou à l’élimination de chefs terroristes recherchés. Parmi les cibles prioritaires figure Iyad Ag Ghali, considéré comme la figure la plus dangereuse du pays.
Cette opération illustre la volonté de Bamako de reprendre le contrôle face à la recrudescence des attaques jihadistes et aux tensions sécuritaires persistantes dans plusieurs régions du Mali et du Sahel. Alors que les groupes armés multiplient les offensives, l’armée malienne renforce ainsi sa réponse avec des moyens technologiques et une approche ciblée, visant à fragiliser durablement les réseaux adverses.