L’ONU pointe la responsabilité accablante de l’AFC/M23 dans les atrocités commises en RDC

Le constat dressé par le Groupe d’experts des Nations Unies est sans appel. Dans ses conclusions officielles, l’organisation identifie l’AFC/M23 comme la principale force armée non étatique à l’origine des manquements graves au droit international humanitaire dans la partie orientale de la République démocratique du Congo.

Un bilan alarmant d’exactions sur le terrain

Le rapport détaille une série de crimes révoltants, incluant des exécutions sommaires et la démolition systématique de villages entiers. Dans les zones de Bwito et Bwisha, situées dans le Rutshuru, les moyens de subsistance des populations locales ont été délibérément réduits en cendres. Parallèlement, un blocus humanitaire imposé à Minembwe prive la communauté Banyamulenge de l’accès aux produits de première nécessité, aggravant une situation sécuritaire déjà précaire.

Des violences sexuelles d’une ampleur inédite

Les experts soulignent une recrudescence dramatique des violences sexuelles liées au conflit. Depuis le début de l’année 2024, ces actes ont atteint des proportions jamais vues auparavant. L’AFC/M23 est désigné comme le premier responsable de ces agressions qui frappent prioritairement les femmes et les jeunes filles congolaises.

Toutefois, l’enquête ne limite pas ses critiques aux seuls groupes rebelles. Elle souligne que les FARDC représentent, pour leur part, le principal acteur étatique impliqué dans des violations des droits humains. Cette double mise en cause met en lumière la responsabilité des différents belligérants dans la déstabilisation de la région, rendant la lecture de cette crise particulièrement complexe pour la communauté internationale.