Libreville paralysée par une défaillance technique aux conséquences dramatiques
Depuis l’aube, les habitants de Libreville subissent les répercussions d’une panne informatique majeure touchant la SEEG. Impossible d’acheter des unités de crédit pour les compteurs EDAN, indispensables pour alimenter les foyers en électricité. Cette situation survient en pleine saison chaude, aggravant l’inconfort des résidents privés de climatisation et de ventilateurs.
Des files d’attente interminables et des solutions introuvables
Les guichets de la SEEG, situés en plein centre-ville, sont pris d’assaut par des abonnés désespérés. Malgré leur présence, aucune information fiable n’est communiquée par l’entreprise, qui évoque simplement un « dysfonctionnement informatique » survenu dans la nuit. Les promesses de rétablissement imminent, évoquées en fin de journée, ne rassurent personne.
Eric Ovono, l’un des nombreux clients impactés, résume l’exaspération générale : « On n’a pas d’information fiable. Tout le monde est obligé d’attendre jusqu’à ce que ça se rétablisse. »
Jennifer Engouma, habituée à effectuer ses paiements dans des agences locales, témoigne de son parcours désespéré : « On m’a dit que c’est un problème de connexion. Je me suis donc rendue au centre-ville, à la direction générale, et ici non plus il n’y a pas d’unités. Je suis à mon 4e jour sans courant. Et la nuit, on cohabite avec les moustiques. »
Marceline partage le même désarroi : « C’est insupportable surtout avec la chaleur ! Mais on n’a pas le choix que d’attendre. J’ai essayé de payer par Airtel Money comme d’habitude, mais ça ne passe pas. On reçoit un message en anglais qui prouve que le système dysfonctionne. La nourriture se détériore au congélateur. »
Un système numérique fragilisé et des ménages en souffrance
Cette panne révèle les limites des infrastructures numériques de la SEEG. En cette époque où les paiements mobiles et les compteurs intelligents sont devenus la norme, une simple défaillance technique suffit à paralyser des milliers de foyers. Les abonnés se retrouvent contraints d’adopter des méthodes de paiement obsolètes ou de patienter passivement, sans aucune visibilité sur un retour à la normale.
Alors que la nuit enveloppe Libreville, les regards se tournent vers les serveurs de la SEEG. L’espoir d’un rétablissement rapide anime les discussions, mais pour beaucoup, l’amertume persiste. Une fois de plus, la promesse d’un service fiable s’est heurtée à la fragilité d’un système incapable de résister à la moindre perturbation.