Les trois revers européens de l’OL avant son duel contre le Sparta Prague
Avec une défaite (1-2) face au Sparta Prague lors du troisième tour préliminaire aller de la Ligue des champions, l’OL se retrouve sous la menace de ses trois précédents échecs estivaux en compétition européenne. Le club rhodanien affronte les Tchèques ce mardi au match retour, avec l’espoir de tourner la page.
Si l’Olympique Lyonnais parvient à se qualifier face au Sparta Prague lors de ce match retour (21 heures), puis à franchir l’obstacle des barrages face à des clubs comme Fenerbahçe ou le Sturm Graz les 18-19 et 25-26 août, l’horizon s’éclaircira enfin. En effet, lors de la saison 2009-2010, l’une des deux meilleures campagnes européennes de l’OL (jusqu’en demi-finales, comme en 2019-2020), le club avait réussi à passer par les barrages en écrasant Anderlecht (5-1, 3-1) en août 2009.
Le cauchemar de 1999 en Ligue des champions : la leçon de Maribor
En août 1999, l’OL, fraîchement renforcé par l’arrivée de Sonny Anderson (18 M€ à l’époque), aborde sa première Ligue des champions avec ambition. Le club, troisième de Ligue 1, mise sur son recrutement pour briller. Pourtant, face au modeste NK Maribor, la désillusion est immédiate. Les Lyonnais, dirigés par Bernard Lacombe, s’inclinent d’abord à domicile (0-1) lors du match aller du 3e tour préliminaire, le 10 août, après un but tardif de Filipovic (89e), malgré une domination stérile.
Le retour en Slovénie, le 25 août, tourne au fiasco : l’OL s’incline (0-2) sur des buts de Simundza (24e) et Balajic (45e), avec une équipe alignant notamment Tony Vairelles, Alain Caveglia, Vikash Dhorasoo et Grégory Coupet. La presse titre dès le lendemain : « Lyon, le bide de l’été ». Reversé en Coupe de l’UEFA, le club est éliminé en seizièmes de finale par le Werder Brême (3-0, 0-4), après avoir sorti le HJK Helsinki et le Celtic Glasgow. En Ligue 1, Lyon termine une nouvelle fois troisième en mai 2000, et est éliminé en quarts de finale des deux Coupes nationales.
Août 2013 : la revanche de Griezmann et l’élimination face à la Real Sociedad
Quatorze ans plus tard, l’OL est un club bien différent. Sept titres de champion de France en poche (2002-2008) et une demi-finale de Ligue des champions en 2010 (contre le Bayern Munich) plus tard, le club rhodanien est attendu au tournant. Pourtant, en août 2013, Lyon, troisième de Ligue 1 après la saison précédente, subit une nouvelle désillusion en Ligue des champions. Après avoir éliminé le Grasshopper Zurich au 3e tour préliminaire (1-0, 1-0), l’OL affronte en barrages la Real Sociedad, club dont Antoine Griezmann, jugé trop frêle pour intégrer le centre de formation lyonnais quelques années plus tôt, porte désormais les couleurs.
La revanche de l’attaquant français est cinglante. Lors du match aller, le 20 août à Gerland, Griezmann ouvre le score (17e) d’une volée acrobatique du pied gauche, un but qui fait la une de la presse. Malgré cette ouverture, la Real Sociedad s’impose (2-0) grâce à un second but de Seferovic (49e). Au match retour, à Anoeta le 28 août, Lyon s’incline à nouveau (0-2) sur un doublé de Carlos Vela (67e, 90e+1). L’équipe, entraînée par Rémi Garde et composée de Samuel Umtiti, Yoann Gourcuff, Alexandre Lacazette et Nabil Fekir, est éliminée.
Reversé en Ligue Europa, l’OL atteint les quarts de finale (éliminé par la Juventus, 0-1, 1-2). Le club termine cinquième de Ligue 1, est sorti en huitièmes de finale de la Coupe de France et s’incline en finale de la Coupe de la Ligue face au PSG (1-2).
Août 2014 : l’humiliation face à l’Astra Giurgiu en Ligue Europa
L’été 2014 marque le pire revers estival de l’histoire de l’OL. En barrages de la Ligue Europa, le club, entraîné par Hubert Fournier et composé de joueurs comme Corentin Tolisso, Christophe Jallet et Maxime Gonalons, affronte l’Astra Giurgiu. Malgré une victoire (1-0) à l’extérieur lors du match retour grâce à un but de Jordan Ferri (23e), l’OL est éliminé après sa défaite (1-2) à Gerland lors du match aller. Les Roumains marquent par Fatai (71e) et Budescu (81e) sur penalty, après l’ouverture du score de Steed Malbranque (25e).
Bernard Lacombe, alors vice-président, résume l’humiliation : « On s’est fait allumer par une équipe de baltringues qu’on ne connaissait pas ! ». Cette élimination met fin à dix-huit saisons consécutives de présence du club en compétition européenne. L’OL termine deuxième de Ligue 1 en mai 2015, assurant son retour en Ligue des champions.