Les matchs de préparation de la coupe du monde qui ont marqué l’histoire des bleus

les matchs de préparation de la coupe du monde qui ont marqué l’histoire des bleus

David Trezeguet lors du match de préparation à la Coupe du monde 2006 contre la Chine
David Trezeguet lors du match de préparation à la Coupe du monde 2006 contre la Chine

À quelques jours de l’ouverture de la Coupe du monde (11 juin), les Bleus de Didier Deschamps se préparent à affronter la Côte d’Ivoire et l’Irlande du Nord. Ces derniers galops d’essai, souvent riches en rebondissements, ont façonné l’histoire des sélections françaises avant chaque tournoi mondial.

Avant de s’envoler pour les États-Unis où ils affronteront le Sénégal le 16 juin (21 heures), les Bleus disputeront deux matchs de préparation : un amical contre la Côte d’Ivoire à Nantes (jeudi) et un autre face à l’Irlande du Nord à Lille (8 juin). Ces rencontres s’inscrivent dans la longue tradition des galops d’essai des équipes de France, parfois transformés en véritables drames ou en moments de gloire.

La fracture de Cissé et le raté de Zidane en 2006

Le 7 juin 2006, lors du match France-Chine à Geoffroy-Guichard, Djibril Cissé est victime d’un tacle violent du capitaine chinois Zheng Zhi dès son premier contact avec le ballon. Sa jambe droite se brise net : double fracture tibia-péroné, un choc terrible qui rappelle sa précédente grave blessure en 2004 avec Liverpool. Ce jour-là, Zinédine Zidane rate également le seul penalty de sa carrière en équipe de France… avant de marquer deux buts en demi-finale et en finale du Mondial 2006.

Zidane rate le seul penalty de sa carrière en Bleu contre la Chine en 2006

Résultat à la phase finale : finalistes.

Zidane blessé en Corée du Sud en 2002

Le 26 mai 2002, lors de France-Corée du Sud à Suwon, Zinédine Zidane, fraîchement auréolé de sa victoire en Ligue des champions avec le Real Madrid, se blesse à la cuisse gauche. Malgré cette fatigue évidente, il tente de jouer, mais cette blessure marque le début de la fin pour l’équipe de France de Roger Lemerre, éliminée dès le premier tour.

Zidane blessé à la cuisse contre la Corée du Sud en 2002

Résultat à la phase finale : élimination au premier tour.

Dugarry, l’assassin en maillot 21

Le 5 juin 1998, lors de Finlande-France à Helsinki, les Bleus s’imposent 1-0 grâce à David Trezeguet. Christophe Dugarry, auteur d’une occasion manquée, est surnommé « l’assassin » par Jean-Michel Larqué en direct. Vexés, les joueurs français boycottent le plateau de Téléfoot le lendemain. Une semaine plus tard, Stéphane Guivarc’h, titulaire malgré ses modestes statistiques avec les Bleus, commence le Mondial… mais c’est Dugarry, en remplaçant avec le numéro 21, qui marquera le but décisif.

Résultat à la phase finale : champions du monde.

La farce des trois tiers-temps de 1986

Le 21 mai 1986, lors d’un match non officiel contre le Guatemala à Tlaxcala (Mexique), le sélectionneur Henri Michel divise la rencontre en trois tiers-temps de 30 minutes chacun (98 minutes au total) sur un terrain accidenté. En rouge pour l’occasion, les Bleus, exaspérés par cette organisation, protestent contre le coup d’envoi imposé à midi et exigent une partie des droits de diffusion.

Thierry Tusseau avec la France contre le Guatemala en 1986

Résultat à la phase finale : 3e place.

Le boycott et les moqueries tunisiennes en 1978

Le 19 mai 1978, une semaine après la publication de la liste des 22 de Michel Hidalgo, les Bleus affrontent la Tunisie à Villeneuve-d’Ascq. Une banderole appelle au boycott de l’Argentine 1978 : « Argentine 1978 : pas de football entre les camps de concentration ». Sous les huées des supporters tunisiens (« Au secours, Platini, au secours ! »), Michel Platini, ménagé, entre en jeu et ouvre le score (2-0).

Michel Platini ouvre le score contre la Tunisie en 1978

Résultat à la phase finale : élimination au premier tour.

Les matchs farfelus en Écosse en 1966

Le 7 juillet 1966, pour préparer la Coupe du monde en Angleterre, les Bleus affrontent des équipes écossaises modestes. Après deux larges victoires (8-1 et 8-0), ils s’imposent 11-2 face à Selkirk. Lucien Muller, non aligné, justifie son absence : « Je n’ai pas joué ce match car ma titularisation était exclue dans l’esprit des responsables. »

Résultat à la phase finale : élimination au premier tour.

Just Fontaine et son quadruplé en Suède en 1958

Le 25 mai 1958, en l’absence de Raymond Kopa, les Bleus écrasent une sélection de 3e et 4e division suédoise (12-0). Just Fontaine, auteur de quatre buts, confirme sa forme et lance sa légende. Une semaine plus tard, il récidive contre une autre sélection suédoise (12-0). René Bliard, blessé, laisse le champ libre au futur recordman de buts en Coupe du monde (13 buts).

Résultat à la phase finale : 3e place.

L’équipe de France expérimentale en 1954

Le 30 mai 1954, à un mois du Mondial en Suisse, le sélectionneur Gaston Barreau casse son ossature et aligne une équipe de remplaçants face à la Belgique. Cinq cadres sont écartés, dont René Vignal ou Roger Piantoni. Une expérience désastreuse en termes de cohésion.

Jean Vincent contre la Belgique en 1954

Résultat à la phase finale : élimination au premier tour.

L’échec tactique de l’entraîneur anglais en 1934

Le 10 mai 1934, le sélectionneur anglais George Kimpton tente d’imposer le système W.M. (3 défenseurs, 2 inters, 5 attaquants) à deux semaines du Mondial italien. À Amsterdam, la défense française est mise en difficulté. Kimpton, critiquant le manque de discipline, lance à Georges Verriest avant l’élimination face à l’Autriche : « S’il va aux toilettes, tu y vas aussi ! »

Résultat à la phase finale : élimination au premier tour.

La croisière amicale de 1930

Le 10 juillet 1930, treizième jour de croisière à bord du Conte Verde entre Villefranche-sur-Mer et Montevideo, les Bleus affrontent la Roumanie en amical avant la première Coupe du monde. Les liens se créent pendant la traversée, malgré un terrain difficile. L’Auto résume : « La partie dura une heure à la fin de laquelle la France l’emporta par 4 buts à 2. »

Résultat à la phase finale : élimination au premier tour.