Le Togo et ses alliances secrètes pour la sécurité régionale

Le Togo, confronté aux menaces croissantes des groupes jihadistes dans la région du Sahel, a mis en place une stratégie de défense discrète mais robuste. Depuis plusieurs années, Lomé développe en secret un dispositif de lutte antiterroriste, essentiel pour la sécurité nationale et la stabilité régionale.

Au cœur de cette approche, le président Faure Gnassingbé a initié des partenariats stratégiques. Parmi eux, une collaboration notable avec la Turquie s’est distinguée. Ce partenariat vise principalement à obtenir un soutien aérien crucial et une aide militaire substantielle, renforçant ainsi les capacités des forces togolaises sur le terrain.

Plus récemment, à partir de 2025, une nouvelle alliance a capté l’attention : l’arrivée de la Russie et de son entité, l’Africa Corps. Cette présence marque une diversification des soutiens extérieurs pour le Togo, signalant une volonté de renforcer davantage son appareil de sécurité face aux défis posés par l’insurrection.

Ces alliances, orchestrées avec une grande discrétion, soulignent l’engagement de Lomé à protéger ses frontières et ses citoyens, tout en adaptant sa politique de défense aux dynamiques géopolitiques complexes de la sous-région. La mise en œuvre de ces partenariats, bien que peu médiatisée, est un pilier fondamental de la politique de sécurité du Togo.

Vue aérienne de la base de Dihiaga, dans la région des Savanes, début 2024.