le Tchad s’engage aux côtés d’Haïti pour rétablir la sécurité

Le président du Tchad, Mahamat Idriss déby, a annoncé l’envoi de 1 500 soldats en Haïti, dans le cadre d’une mission internationale visant à combattre l’emprise des gangs. Cette force, baptisée Force de répression des gangs (FRG), est soutenue par les nations unies et a pour objectif de soutenir la police haïtienne dans sa lutte contre les violences urbaines.

« L’État tchadien participera à cette mission avec deux bataillons de 750 militaires chacun, portant ainsi le contingent à 1 500 hommes. Dès à présent, 400 soldats sont déjà sur place. »

Mahamat Idriss déby, président du Tchad

Les députés et sénateurs tchadiens ont été informés officiellement par le chef de l’État, qui a réaffirmé l’engagement historique de son pays dans les opérations de maintien de la paix à l’international.

une mission internationale pour contrer la montée de l’insécurité

Haïti, nation la plus pauvre des caraïbes, subit depuis des années une escalade de violences perpétrées par des gangs armés. Ces derniers, qui dominent la capitale Port-au-Prince, ont étendu leur influence bien au-delà des frontières urbaines au cours des 12 derniers mois. Les attaques, meurtres, enlèvements et pillages se multiplient, plongeant la population dans un climat de terreur.

Selon un récent rapport du haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, plus de 5 500 morts ont été recensés entre mars 2025 et janvier 2026, illustrant l’ampleur de la crise sécuritaire.

le Tchad, acteur clé des missions de paix mondiales

Le Tchad, reconnu pour son rôle actif dans les coalitions internationales, s’illustre depuis des années dans la lutte contre le terrorisme et le maintien de la paix. Le président déby a rappelé les engagements passés du pays, notamment dans la lutte contre boko haram, les missions en république démocratique du Congo, au Mali, au Cameroun, ainsi que sa participation au G5 Sahel.

La FRG, mission multinationale, vise à appuyer les forces haïtiennes et à rétablir un climat de sécurité durable. Elle remplace l’ancienne mission menée par le Kenya, dont des membres ont été accusés d’agressions sexuelles sur des mineures.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté globale de stabilisation, avec un effectif maximal de 5 500 policiers et militaires engagés.