Après une décennie marquée par une stagnation économique sous le seuil des 5 %, le Gabon s’apprête à opérer un tournant majeur. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a défini une nouvelle trajectoire stratégique visant à rompre avec la dépendance historique aux revenus de la rente pétrolière et minière.

Sortir de la dépendance aux matières premières
Le constat est clair : le modèle économique actuel ne favorise pas une croissance inclusive. En se concentrant sur l’exportation brute de ressources comme le pétrole et le manganèse, le pays se prive de richesses essentielles. Selon le Chef de l’État, exporter des produits non transformés revient à exporter des emplois qui devraient bénéficier aux citoyens gabonais.
Les trois piliers de la transformation nationale
Pour instaurer une économie résiliente et créatrice de valeurs locales, la nouvelle stratégie repose sur trois axes fondamentaux :
- L’industrialisation : Prioriser la transformation sur place des ressources naturelles pour capter la valeur ajoutée.
- La diversification : Investir massivement dans les secteurs porteurs comme l’agriculture et les services.
- Le climat des affaires : Assainir l’environnement réglementaire pour attirer davantage d’investissements.
Le PNCD 2026-2030 : un levier pour l’avenir
Le Plan national de croissance et de développement (PNCD) pour la période 2026-2030 constitue l’outil principal de cette relance. L’objectif affiché est d’atteindre un taux de croissance situé entre 6 % et 7 %.
Ce programme cible des domaines stratégiques tels que la transformation locale du manganèse, le renforcement des filières avicole et bovine, l’essor du numérique, ainsi que la valorisation de la richesse forestière via les marchés carbone.
En mettant l’accent sur une gouvernance rigoureuse, le Gabon ambitionne de rejoindre les nations les plus dynamiques du continent d’ici 2030. « Le Gabon possède les ressources nécessaires ; le rétablissement de la gouvernance est le moteur qui manquait pour libérer ce potentiel », a affirmé Brice Clotaire Oligui Nguema.