Le Mouvement politique ADCI dénonce avec fermeté l’interdiction de sortie du territoire infligée à son président, Assalé Tiémoko Antoine, ce dernier ayant été empêché de s’envoler pour le Canada le 11 mai 2026. Dans un communiqué officiel, le parti qualifie cette décision de tentative d’humiliation politique et exige des éclaircissements sur cette mesure jugée illégale et contraire aux droits fondamentaux.
une interdiction de voyage non justifiée
Le lundi 11 mai 2026, Assalé Tiémoko Antoine, président du mouvement Aujourd’hui et Demain la Côte d’Ivoire (ADCI), a été bloqué à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan alors qu’il s’apprêtait à entamer une tournée de mobilisation politique en Amérique du Nord. Pourtant, depuis le 23 avril 2026, le procureur adjoint Abou Sherif avait levé la mesure de garde à vue initialement prononcée contre lui, lui restituant ainsi sa liberté de mouvement.
Le président de l’ADCI, sorti de l’hôpital le 25 avril 2026 après une semaine de repos, avait repris ses activités normales. Aucune inculpation, aucun contrôle judiciaire ni aucune autre restriction officielle ne lui avait été notifiée depuis cette date. Pourtant, à 20 minutes de l’embarquement pour le Canada, un officier de police l’a convoqué au bureau du commissaire de l’aéroport, où il a appris qu’il lui était interdit de voyager, sur instruction du procureur de la République.
Malgré ses multiples tentatives pour joindre le procureur, aucune confirmation écrite ou officielle ne lui a été transmise. Après avoir patienté dans les locaux de la police jusqu’au départ de l’avion à 21h10, il a finalement pu regagner son domicile librement.
la position ferme de l’ADCI
L’ADCI s’étonne vivement que, depuis le 22 avril 2026, le procureur de la République n’ait jamais informé Assalé Tiémoko Antoine ou ses avocats d’une quelconque restriction le concernant. Le parti politique considère cette situation comme un piège politique destiné à l’humilier publiquement.
Dans son communiqué, l’ADCI rappelle que son président est un républicain engagé, respectueux des institutions ivoiriennes, et qu’il n’a jamais eu l’intention de se soustraire à la justice. Le mouvement exige que toute mesure restrictive soit clairement et formellement notifiée à la personne concernée, surtout lorsqu’il s’agit d’un élu.
L’ADCI appelle ses militants au calme et à la sérénité, tout en promettant de tenir la population informée des prochaines évolutions de cette affaire.
pour l’adci
Le Secrétariat Exécutif
Roger Youan
contexte et enjeux politiques
Ce déplacement en Amérique du Nord s’inscrivait dans le cadre d’une tournée d’implantation des bases de l’ADCI au sein de la diaspora. Annoncée publiquement lors d’un séminaire à Nantes en mars 2026, cette mission était connue de toutes les structures du mouvement. Le voyage était prévu du 12 au 26 mai 2026, avec un retour à Abidjan le 27 mai.
L’ADCI dénonce une violation des droits fondamentaux et une atteinte à la dignité de son président. Le mouvement rappelle que dans une démocratie, l’action publique doit s’exercer avec transparence et élégance, dans le respect intégral des libertés individuelles.
