Violences urbaines à Paris après la victoire du PSG : 780 interpellations et un décès
Les festivités liées à la victoire historique du PSG en Ligue des champions ont été marquées par des scènes de violence dans plusieurs villes françaises. Un bilan humain lourd est à déplorer.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Consultez la vidéo pour l’intégralité des images.
Les célébrations ont rapidement dégénéré. Dès la fin du match, des groupes de jeunes ont ciblé des infrastructures publiques sur les Champs-Élysées. Des affrontements directs avec les forces de l’ordre ont éclaté, notamment porte de Saint-Cloud, où des tirs de mortiers d’artifice ont visé les policiers. Ces derniers ont dû user de gaz lacrymogènes pour rétablir l’ordre, procédant aux premières interpellations. Peu après, des vélos en libre-service ont été incendiés, aggravant la tension ambiante.
Le périphérique parisien est devenu le théâtre d’un chaos incontrôlé. Des deux-roues circulaient à contresens, bloquant la circulation. Un motard âgé de 24 ans a perdu la vie après avoir percuté un bloc de béton installé par les autorités pour canaliser les flux. Plus tard dans la nuit, un adolescent de 17 ans a été poignardé à plusieurs reprises et reste hospitalisé dans un état critique.
57 agents des forces de l’ordre blessés
Au petit matin, le ministre de l’Intérieur a dressé un bilan alarmant des violences. « Une intensification des jets de projectiles et des tirs de mortiers a été observée. Ces attaques ont causé de nombreux dégâts et des blessures parmi nos forces. » Les images capturées dans le 8e arrondissement de Paris montrent un individu tirant en rafale des engins pyrotechniques.
Les troubles se sont propagés au-delà de la capitale. Quinze villes françaises ont été touchées par des incidents similaires. À Grenoble, des commerces ont subi des dégradations et des pillages. Selon les dernières estimations, 780 personnes ont été appréhendées sur l’ensemble du territoire. Parmi elles, 457 sont toujours retenues en garde à vue.