Les tensions ont éclaté dans les rues de Besançon peu après la fin d’un match de Ligue des Champions. Une cinquantaine d’individus, majoritairement des mineurs, ont bloqué la circulation au niveau du pont Robert Schwint. Les forces de l’ordre, arrivées sur les lieux, ont été accueillies par des jets de projectiles. Cinq policiers ont subi des blessures légères, tandis que plusieurs automobilistes ont été surpris par des jeunes montant sur leurs véhicules. Une voiture a d’ailleurs été vandalisée.
Les jeunes se sont ensuite dirigés vers le centre-ville, notamment la place de la Révolution. Plusieurs rues (Grande rue, Battant, rue Courbet) ont été envahies par des gaz lacrymogènes. Des passants et des clients des terrasses ont été évacués en urgence par les restaurateurs. Certains Bisontins ont également vu leur vélo électrique renversé et endommagé, et du mobilier urbain a été détruit.
le maire de besançon dénonce fermement les violences
Les débordements n’ont pas manqué d’être condamnés publiquement par Ludovic Fagaut, le maire de la ville. Sur les réseaux sociaux, il a déclaré : « Aucun événement sportif, aussi populaire soit-il, ne peut justifier les dégradations, les troubles à l’ordre public ou le sentiment d’insécurité qui en découle. » Il a ajouté que les autorités procèdent actuellement à l’identification des responsables afin de les traduire en justice.
Les forces de l’ordre, dont les CRS, sont intervenues pour rétablir l’ordre. Entre 600 et 800 personnes arpentaient alors les rues de Besançon après le match, mais une centaine d’entre elles, principalement des jeunes, sont devenues agressives à certains moments. Une cinquantaine de ces individus a directement affronté les policiers.
À ce stade, cinq personnes ont été placées en garde à vue : quatre mineurs et un majeur, tous impliqués dans ces incidents.