Dans un discours marqué par la volonté d’honnêteté, le président nigérien a abordé sans détour l’un des défis majeurs auxquels le pays fait face : l’accès régulier à l’eau potable et à l’électricité. Bien que ce sujet ait déjà été évoqué à plusieurs reprises, la situation actuelle exige des clarifications. Les Nigériens doivent comprendre que des changements profonds prendront du temps avant de porter leurs fruits.
L’eau et l’électricité, piliers du quotidien, restent inaccessibles pour une grande partie de la population, tant dans la capitale que dans les zones rurales. Malgré les investissements massifs engagés par les autorités depuis le début de la transition, des lacunes persistent. Le chef de l’État a reconnu cette réalité et promis des solutions concrètes pour mettre fin aux difficultés rencontrées par les foyers nigériens.
Une gestion défaillante sur plusieurs années a aggravé la crise. Face à cette situation, le président a annoncé une réforme majeure de la société publique chargée de ces deux ressources vitales. L’objectif ? Transformer radicalement son fonctionnement pour répondre aux attentes légitimes des citoyens.
Le diagnostic est sans appel : la structure actuelle ne dispose pas des moyens nécessaires pour investir efficacement. C’est pourquoi une scission est envisagée. Les activités de production, de distribution et de commercialisation seront désormais séparées en deux entités distinctes. Une pour l’eau, l’autre pour l’électricité. Cette réorganisation vise à optimiser la gestion et à restaurer la confiance des Nigériens.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : avec près de 2 300 employés, dont seulement 300 ingénieurs et 500 agents sur le terrain, l’efficacité de cette entreprise publique est mise en cause. La réforme doit permettre de réduire les gaspillages et d’améliorer la qualité des services rendus aux populations.