Lors d’une intervention marquante devant le Conseil de sécurité, le représentant spécial James Swan a formulé des recommandations politiques claires à l’attention des dirigeants de Kinshasa. L’objectif est d’inciter l’ensemble de la classe politique et de la société civile de la République démocratique du Congo à trouver un terrain d’entente sur l’organisation d’un dialogue national inclusif.
Cette démarche doit impérativement s’accompagner d’une protection accrue de l’espace civique. Les Nations Unies soulignent que le respect des libertés fondamentales, notamment le droit de réunion et la liberté d’expression, constitue le socle indispensable pour que chaque voix puisse se faire entendre dans un climat serein et sécurisé.
Ces préoccupations internationales surviennent dans un contexte de fortes tensions liées au débat sur la révision constitutionnelle. Les récents incidents ayant visé le siège de la CENCO, pris pour cible par des militants pro-pouvoir, illustrent la fragilité du climat politique actuel dans la capitale congolaise.
Sur le plan de la stabilité intérieure, des avancées ont néanmoins été notées. La mise en place d’une commission nationale dédiée à la réforme des services de sécurité marque une étape importante. Parallèlement, la présidence supervise la finalisation de la première politique nationale de sécurité, visant à structurer durablement la protection du territoire et des citoyens.