Crise politique au Cameroun : nintcheu exige la reconnaissance de la vacance du pouvoir

crise politique au Cameroun : nintcheu exige la reconnaissance de la vacance du pouvoir

L’opposant Jean-Michel Nintcheu appelle le Conseil constitutionnel à constater officiellement l’absence prolongée du président Paul Biya, désormais absente du territoire national depuis plus d’un mois et demi.

L’opposition réclame une intervention constitutionnelle

Le député Jean-Michel Nintcheu, figure de l’opposition camerounaise, a interpellé le Conseil constitutionnel pour qu’il officialise la vacance du pouvoir au sommet de l’État. Dans un message publié sur les réseaux sociaux le 17 juillet, il a déclaré : « Le Conseil constitutionnel doit constater la vacance au sommet de l’État ». Cette requête intervient après 44 jours d’absence du président Paul Biya, parti en Suisse pour ce qui devait initialement être un court séjour privé.

Cette absence prolongée, inédite depuis des décennies, alimente les spéculations sur l’état de santé du chef de l’État, âgé de 93 ans. Les Camerounais, divisés sur l’interprétation de cette situation, réagissent selon leurs convictions politiques.

Le pouvoir rassure malgré l’absence prolongée

Face à cette pression, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, tente de minimiser la portée de cette absence. Christophe Mien Zok, directeur de la propagande du parti, a affirmé : « Le pouvoir n’est pas vacant. Le Lion n’est pas parti ». Il précise que, depuis Genève, le président Paul Biya continue de signer des actes officiels, comme des messages de félicitations adressés à des homologues étrangers, dont Emmanuel Macron à l’occasion de la fête nationale française le 14 juillet.

Cette communication vise à apaiser les craintes d’une instabilité institutionnelle, mais la question de la gouvernance effective reste au cœur des débats nationaux.