coopération militaire Tchad-France : vers un renforcement des capacités de défense ?
Lors d’un échange au salon Eurosatory, N’Djaména et Paris ont exploré des pistes pour renforcer leur collaboration en matière de sécurité régionale et de puissance aérienne.
Au cœur du salon Eurosatory, le général Issakha Malloua Djamouss, ministre tchadien des Armées, des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre, a échangé avec la ministre française des Armées, Catherine Vautrin. Cet entretien s’inscrit dans la continuité des échanges entre les présidents Mahamat Idriss Déby Itno et Emmanuel Macron.
Les discussions ont mis l’accent sur les relations bilatérales et les projets de collaboration dans les domaines de la défense et de la sécurité. Les deux parties ont réitéré leur attachement à la souveraineté nationale et aux intérêts stratégiques de chaque État.
Les échanges ont permis d’étudier les modalités de mise en œuvre de la lettre d’intention signée récemment entre le Tchad et la France. Les ministres ont souligné l’importance d’un partenariat fondé sur la confiance et un dialogue continu pour répondre aux défis sécuritaires actuels.
Le Tchad a réaffirmé son engagement en faveur d’une coopération équilibrée et avantageuse, essentielle pour la stabilité régionale et l’amélioration des capacités des Forces Armées Tchadiennes. Parmi les priorités évoquées, la coopération aérienne entre les deux pays se distingue, avec des axes comme la formation des pilotes, le renforcement du renseignement et l’assistance technique française pour optimiser les performances de l’aviation tchadienne.
Des échanges ont également porté sur la réactivation de l’accès à la base aérienne de N’Djaména. Un officier français a confirmé que cette option permettrait à Paris d’assurer des opérations aériennes en cas de besoin. Un général tchadien a quant à lui rappelé que cette présence pourrait renforcer la réponse aux menaces sécuritaires dans la région.
Les autorités de N’Djaména ont montré une volonté accrue de se tourner vers la France, jugeant les propositions d’autres partenaires insatisfaisantes en matière de sécurité.