Avec un engagement fort en faveur de l’industrialisation locale, le Groupement des transformateurs de cajou ivoiriens (GTCI) a salué la mise en place d’un dispositif novateur de financement destiné à sécuriser l’approvisionnement des usines. Une convention tripartite, signée entre la Banque nationale d’investissement (BNI), le Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA) et les opérateurs nationaux, marque une étape clé pour la filière cajou ivoirienne.
Un partenariat stratégique pour dynamiser la transformation locale
Représentant une capacité de transformation de 100 000 tonnes de noix brutes, les membres du GTCI ont investi massivement dans la construction et le développement d’unités industrielles. Leur objectif : renforcer la valeur ajoutée locale, stimuler l’économie et réduire la dépendance aux exportations de matières premières. Grâce à cette collaboration, les transformateurs disposent désormais d’un cadre financier adapté pour surmonter les défis liés à l’achat des noix brutes et à leur transformation.
Dans un courrier adressé aux plus hautes autorités du pays, dont le Premier Ministre Robert Beugré Mambé et les ministres en charge de l’Industrie et des Finances, le président du GTCI, Denis Kouadio, a exprimé sa reconnaissance envers les institutions ayant permis la concrétisation de ce projet. Ce soutien s’avère déterminant face aux enjeux de saisonnalité et de trésorerie, essentiels pour maintenir la production tout au long de l’année.
Un mécanisme innovant pour sécuriser les approvisionnements
Le dispositif repose sur une répartition claire des responsabilités : le CCA garantit, en début de campagne, l’accès à 20 % des noix brutes nécessaires aux transformateurs, tandis que la BNI finance les 80 % restants. Ce mécanisme inclut également le financement des fonds de roulement indispensables aux opérations industrielles et à l’exportation, offrant ainsi une stabilité financière sans précédent aux acteurs locaux.
Des acteurs clés mobilisés pour un impact durable
La réussite de ce projet repose sur l’implication active de plusieurs responsables, parmi lesquels le Vice-Premier Ministre Téné Birahima Ouattara, le ministre du Commerce et de l’Industrie Khalil Konaté, le ministre de l’Économie et des Finances Adama Coulibaly, ainsi que les dirigeants du CCA et de la BNI. Leur coordination a permis de créer un outil financier structurant, conçu pour pérenniser le développement de la filière et soutenir l’émergence de champions nationaux dans le secteur du cajou.
Vers une extension à d’autres filières agricoles ?
Fort de ce succès, le modèle pourrait être étendu à d’autres secteurs stratégiques, comme la transformation du cacao. L’objectif : offrir aux industriels locaux un accès similaire à des financements adaptés, favorisant ainsi une industrialisation plus large et une meilleure maîtrise des chaînes de valeur.
La Côte d’Ivoire, leader mondial en production et transformation
Premier producteur de noix brutes de cajou au monde (1,5 million de tonnes par an), la Côte d’Ivoire dispose désormais de 37 unités de transformation, totalisant une capacité de plus de 830 000 tonnes. Avec un taux de transformation locale de 43 % et une place de deuxième exportateur mondial d’amandes de cajou, le pays confirme son ambition de consolider sa souveraineté industrielle et de créer davantage d’emplois sur son territoire.
Après avoir renforcé sa production de noix brutes, la Côte d’Ivoire se tourne désormais vers une transformation accrue pour capter davantage de valeur ajoutée et dynamiser son économie.