Lors d’un point-presse organisé dans la nuit du dimanche 31 mai, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a révélé qu’au moins 780 interpellations avaient été recensées à travers toute la France, à la suite des célébrations consécutives à la victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions. Un chiffre en hausse de 32 % par rapport à l’année précédente. Parmi ces interpellations, 457 ont donné lieu à des gardes à vue immédiates.
Dans la capitale, 416 interpellations ont été enregistrées, dont 283 spécifiquement dans l’agglomération parisienne. « Ces débordements sont totalement inacceptables », a-t-il déclaré avec fermeté, soulignant l’ampleur des désordres observés.
des violences et des incidents en cascade
Les festivités, initialement pacifiques, ont rapidement dégénéré en plusieurs incidents majeurs. Un accident mortel de motocross a notamment eu lieu sur le périphérique parisien dans la nuit de samedi à dimanche. D’après les premiers éléments, le conducteur, un jeune homme né en 2002, aurait percuté des blocs de béton placés sur une bretelle de sortie, près de la porte Maillot. Par ailleurs, une autre personne, agressée à l’arme blanche dans la capitale, se trouve entre la vie et la mort.
Un automobiliste a également causé la panique en blessant deux piétons en percutant une terrasse de bar. « Il a perdu le contrôle de son véhicule avant d’emboutir l’établissement », a expliqué le ministre. Fort heureusement, la victime la plus gravement touchée n’est, à ce stade, pas en danger.
une sécurité renforcée pour encadrer les festivités
La préfecture de Paris avait déployé un dispositif exceptionnel pour encadrer les célébrations liées à la victoire du PSG. « Nous avions anticipé les risques et préparé avec minutie les mesures de sécurité pour cette finale, mais aussi pour les autres événements organisés simultanément dans la capitale », a précisé Laurent Nuñez.
Parmi ces événements figuraient un match de rugby, la suite du tournoi de tennis de Roland-Garros, ainsi que plusieurs concerts, dont ceux de la chanteuse Aya Nakamura au Stade de France et du rappeur Damso à la salle Paris La Défense Arena. Un total de 22 000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés, dont 8 000 spécifiquement pour Paris et son agglomération, afin d’assurer le bon déroulement des festivités.
Le bilan humain fait également état de « 57 blessés parmi les forces de l’ordre », une situation qui a conduit les autorités à condamner sans réserve les débordements observés.