Bénin : l’assemblée nationale adopte la loi de finances rectificative pour 2026
Les représentants du peuple béninois ont acté, lors d’une séance plénière historique, la loi de finances rectificative pour l’année budgétaire 2026. Le texte a été approuvé à l’unanimité par l’ensemble des députés présents ou représentés, marquant ainsi une étape clé dans la gestion des finances publiques du pays.
Un budget révisé pour répondre aux nouvelles orientations gouvernementales
Cette loi rectificative a été conçue pour ajuster le budget initial de l’État et mieux l’aligner sur les priorités de l’exécutif. Elle intervient dans un contexte de réorganisation profonde de l’appareil administratif, avec la création ou la refonte de plusieurs ministères. Selon le rapport présenté par le président de la Commission des finances, Gérard Gbénonchi, ces ajustements visent à garantir aux nouvelles structures les moyens nécessaires à leur fonctionnement optimal.
Les modifications apportées préservent les grands équilibres financiers du pays pour 2026. Elles se concentrent principalement sur la redistribution des crédits entre les différents secteurs ministériels, afin d’assurer une meilleure efficacité dans la gestion des ressources publiques.
Priorités maintenues : social, agriculture et investissements publics
La loi conserve ses priorités stratégiques dans des domaines clés pour le développement économique et social. Parmi les secteurs bénéficiaires figurent :
- Les dépenses sociales, avec un accent particulier sur le pouvoir d’achat des populations
- Le soutien à l’agriculture, pilier de l’économie béninoise
- La promotion de l’emploi à travers des programmes ciblés
- Les investissements publics dans des infrastructures à forte valeur ajoutée
Perspectives économiques : croissance stable et déficit maîtrisé
Sur le plan macroéconomique, les prévisions de croissance pour 2026 restent fixées à 7,5%, confirmant la robustesse de l’économie béninoise. Le déficit budgétaire est quant à lui maintenu à 3,1% du PIB, un niveau conforme aux exigences communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dont le plafond est fixé à 3%.
Modernisation fiscale et élargissement de l’assiette
La loi rectificative intègre plusieurs mesures visant à moderniser l’administration fiscale. Parmi les innovations notables :
- La dématérialisation des procédures de contrôle pour plus de transparence
- L’amélioration du suivi des contribuables grâce à des outils numériques performants
- L’adaptation du cadre fiscal aux évolutions de l’économie numérique
- La prise en compte des revenus issus des plateformes numériques et des activités des opérateurs non-résidents pour élargir l’assiette fiscale
Ces dispositions visent à renforcer la mobilisation des ressources intérieures et à mieux intégrer les nouvelles réalités économiques du pays.
Prochaines étapes : mise en œuvre et suivi
Après son adoption par le Parlement, la loi de finances rectificative 2026 entre désormais dans sa phase de mise en œuvre opérationnelle. Le gouvernement et les administrations concernées doivent désormais traduire ces ajustements budgétaires en actions concrètes sur le terrain. Cette étape cruciale permettra d’évaluer l’impact réel des nouvelles mesures sur la performance de l’administration et l’efficacité des politiques publiques.