Attaque de Boko Haram dans l’État de Borno : des lycéens enlevés en plein examen au Nigeria

La terreur a de nouveau frappé le nord-est du Nigeria. Des éléments armés appartenant au groupe Boko Haram ont mené un raid violent contre un établissement d’enseignement secondaire situé à Lassa, dans l’État de Borno. Cette incursion brutale s’est soldée par le rapt de nombreux élèves.

Une intrusion en pleine épreuve scolaire

L’assaut s’est produit aux premières heures de la matinée, alors que les étudiants étaient concentrés sur un examen de biologie. Les assaillants ont fait irruption dans l’enceinte du lycée public, créant un mouvement de panique généralisé avant de s’emparer de force d’un groupe important de jeunes.

D’après les précisions fournies par Nahum Kenneth Daso, porte-parole de la police de l’État de Borno, les terroristes ont utilisé des motocyclettes pour mener leur opération. Ils auraient profité de l’agitation habituelle du marché hebdomadaire de la ville de Lassa pour s’infiltrer discrètement dans la zone et surprendre la sécurité de l’établissement.

Bilan humain et opérations de sauvetage

Le bilan provisoire de cette attaque est lourd : un enseignant a perdu la vie sous les balles des assaillants. Face à cette situation, les forces de sécurité nigérianes ont immédiatement déclenché une traque dans la région. Mohammed Musa Goni, commandant adjoint de l’opération Hadin Kai, a rapporté qu’un militaire est tombé au combat lors d’un affrontement avec les ravisseurs à proximité de la localité de Daggu.

Malgré ces pertes, l’intervention de l’armée a permis de libérer dix élèves. Ces derniers ont été pris en charge par les services médicaux et bénéficient d’un soutien psychologique, leur état de santé étant jugé satisfaisant. Les unités mobiles continuent de ratisser le secteur pour retrouver les autres otages et neutraliser les auteurs de ce crime.

Un conflit régional persistant

Actif depuis le début des années 2000, le groupe Boko Haram mène une insurrection sanglante qui a coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes depuis 2009. L’insécurité s’est étendue au-delà des frontières nigérianes, touchant également le Niger, le Tchad et le Cameroun. Dans la zone du bassin du lac Tchad, les violences répétées ont causé la mort d’au moins 2 000 personnes et entraîné le déplacement forcé de centaines de milliers de civils, plongeant la région dans une crise humanitaire profonde.