Attaque meurtrière contre l’aéroport international de Niamey : 11 soldats et 2 civils tués
Un nouveau drame a frappé la capitale du Niger ce jeudi matin. Une attaque ciblant l’aéroport international de Niamey a coûté la vie à onze soldats et deux civils, selon le ministère de la Défense nigérien. Les assaillants, présumés jihadistes, ont tenté une incursion dans l’enceinte aéroportuaire, déclenchant un violent affrontement avec les forces de sécurité.
Déroulement des événements : une tentative d’intrusion avortée
Dès 6 heures du matin, les premiers échanges de tirs ont retenti près du poste de contrôle situé sur la seule route d’accès à l’aéroport, à quelques centaines de mètres de l’entrée principale. Selon des témoignages recueillis sur place, les assaillants, armés et certains équipés de ceintures explosives, sont arrivés à bord de taxis avant d’être confrontés à une résistance acharnée des forces de l’ordre. Les combats, d’une durée d’au moins deux heures, ont pris fin vers 10 heures.
Bilan provisoire et opérations en cours
Le communiqué officiel du ministère nigérien de la Défense a dressé un premier bilan provisoire particulièrement lourd :
- 13 morts côté nigérien, dont 11 militaires et 2 civils ;
- 4 blessés parmi les forces de sécurité ;
- 22 assaillants neutralisés ;
- une vingtaine de suspects interpellés.
Les autorités ont précisé qu’une opération de ratissage était en cours dans les quartiers environnants, où certains assaillants auraient pris la fuite. La situation est désormais maîtrisée, et l’aéroport reste ouvert au trafic aérien malgré plusieurs vols déviés ou retardés, selon les informations disponibles.
Un site hautement sensible
L’aéroport de Niamey, déjà victime d’une attaque d’envergure en janvier dernier, confirme son statut de cible prioritaire pour les groupes armés. À l’époque, l’incursion avait duré plusieurs heures avant d’être repoussée par l’armée nigérienne et ses partenaires. Le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte au pouvoir depuis juillet 2023, avait alors évoqué « une faille dans le dispositif de sécurité », l’objectif des assaillants étant de « détruire les capacités aériennes du pays ».
Depuis cette attaque, des mesures renforcées ont été mises en place : allongement du mur de clôture, installation de plus de 350 caméras à l’intérieur et à l’extérieur de l’enceinte, ainsi que la destruction de quartiers environnants jugés à risque. Aucune information n’a été diffusée concernant la cargaison d’uranium qui transitait par l’aéroport entre décembre et janvier.
Réactions et suites à donner
Les autorités nigériennes ont salué la « promptitude de la réaction des forces de sécurité » qui a permis d’éviter une catastrophe plus grande. Des habitants de la zone ont confirmé avoir vu des assaillants abattus ou capturés, parfois avec l’aide de la population locale. Les opérations de sécurisation se poursuivent pour traquer les derniers éléments en fuite.
Cette attaque rappelle la menace persistante des groupes jihadistes dans la sous-région, malgré les efforts des autorités nigériennes pour consolider la sécurité nationale.