Tribunal arbitral du sport fixe délai pour Maroc dans affaire can 2025

Affaire can 2025 : le tribunal arbitral du sport impose un délai strict au Maroc

Affaire CAN 2025 : le tribunal arbitral du sport arbitre décisif entre Maroc et Sénégal

Le tribunal arbitral du sport (TAS) accélère le rythme dans l’affaire opposant le Maroc au Sénégal concernant la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. La Fédération royale marocaine de football (FRMF) vient d’être informée d’un délai impératif pour soumettre sa défense. Une étape cruciale qui pourrait redéfinir le verdict final de cette compétition tant disputée.

Un dossier sous haute tension : le Maroc appelé à agir avant le 7 mai 2026

L’affaire, initialement tranchée en faveur du Maroc par la Confédération africaine de football (CAF), a été contestée par la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le tribunal arbitral du sport, saisi en appel, a désormais imposé une date butoir au Royaume : le 7 mai 2026. D’ici là, la FRMF doit déposer un mémoire de défense solide pour étayer sa position.

Rappelons que la CAF avait déclaré le Maroc vainqueur par forfait (3-0) à l’issue de la finale. Une décision qui avait suscité une vive polémique et poussé le Sénégal à saisir le TAS. Depuis, les tensions entre les deux nations n’ont cessé de s’intensifier, chacune brandissant des arguments et des preuves à l’appui de sa cause.

Les arguments marocains : une défense basée sur des preuves tangibles

Du côté marocain, la confiance est de mise. Le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa, a affirmé que le dossier marocain reposait sur des éléments irréfutables. Parmi ceux-ci figurent des rapports officiels, les comptes-rendus des arbitres, ainsi que des enregistrements vidéo. Autant de pièces qui, selon les responsables marocains, démontrent la légitimité de leur victoire.

Un calendrier strict : le TAS rejette les demandes d’accélération

Contrairement aux espoirs du Sénégal, qui réclamait une procédure accélérée, le TAS a choisi de suivre un rythme classique. Le Maroc et la CAF ont soutenu cette approche, privilégiant une préparation minutieuse des argumentaires plutôt qu’une décision hâtive. Résultat : l’attente pourrait s’étendre sur 9 à 12 mois avant qu’une décision finale ne soit rendue.

Cette décision marque un tournant dans le processus. Si le Sénégal espérait un verdict avant la Coupe du monde 2026, il faudra désormais composer avec la lenteur inhérente à une procédure arbitrale. Le dénouement de cette affaire est donc prévu pour fin d’année 2026, sauf imprévu de dernière minute.

Que retenir de cette affaire ?

Cette situation met en lumière les enjeux juridiques et diplomatiques entourant les compétitions sportives internationales. Le TAS, en tant qu’arbitre ultime, doit trancher avec équité, mais aussi avec rigueur. Pour les deux nations, l’enjeu est double : restaurer l’honneur sportif et garantir la crédibilité des instances africaines de football.

En attendant, le monde du football africain retient son souffle. Une affaire qui, une fois résolue, pourrait laisser une empreinte durable sur l’histoire de la CAN et du football continental.