Le Sénégal se mobilise pour une transition énergétique ambitieuse face aux défis climatiques
La quatrième édition de l’Université de l’environnement et de l’énergie a officiellement débuté ce mardi à Dakar. Cet événement rassemble un panel d’acteurs clés : experts scientifiques, chercheurs, représentants des pouvoirs publics, acteurs de la société civile ainsi que des partenaires techniques. Tous sont réunis pour échanger sur les enjeux cruciaux de la transition énergétique et écologique du pays.
Organisée sur deux jours, cette rencontre s’inscrit dans un contexte où les effets du changement climatique s’intensifient. Elle s’accompagne également de nouveaux défis liés à l’exploitation des ressources pétrolières et gazières récemment découvertes. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence du Dr Elhadji Ndiaye, représentant le ministre du Pétrole, de l’Énergie et des Mines. L’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER), l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), des universitaires et plusieurs organisations non gouvernementales ont pris part aux discussions.
Des enjeux stratégiques pour l’avenir du pays
Le Dr Elhadji Ndiaye a salué cette initiative qui favorise le dialogue et la concertation entre les différents acteurs engagés dans la transition énergétique. Selon lui, les questions environnementales et énergétiques ne sont plus de simples sujets sectoriels, mais des piliers centraux pour le développement économique, social et durable du Sénégal.
Il a mis en avant l’importance stratégique de l’énergie pour stimuler la productivité économique, encourager l’innovation, créer des emplois et améliorer les conditions de vie des populations. De son côté, Mamadou Barry, président d’Action Solidarité Internationale et coordonnateur de l’Université de l’environnement et de l’énergie, a rappelé l’urgence d’agir face aux impacts croissants du changement climatique.
« Le Sénégal subit des inondations répétées, une avancée inexorable de la mer sur les côtes et des pertes agricoles significatives. Il est impératif de repenser nos modèles de développement », a-t-il insisté. Pour lui, le pays doit adopter une approche durable, souveraine et résiliente, tout en conciliant l’exploitation des hydrocarbures avec les engagements climatiques internationaux.
Mamadou Barry a également souligné la nécessité d’impliquer davantage les populations affectées par les changements climatiques dans la définition des politiques environnementales. « Le Sénégal entre dans une nouvelle ère avec l’exploitation pétrolière et gazière, mais cela ne doit pas freiner les avancées en matière d’énergies renouvelables », a-t-il conclu.