Une cérémonie historique pour la transition politique au Bénin
La journée s’est ouverte sous les yeux attentifs de la nation et de la communauté internationale. Sur l’esplanade du Palais des congrès, la Cour constitutionnelle, vêtue de ses robes d’apparat, a proclamé les résultats définitifs de l’élection présidentielle. Un instant solennel qui a marqué le début d’une nouvelle ère pour le Bénin.
Quelques minutes plus tard, Romuald Wadagni a gravi les marches de l’estrade, vêtu avec élégance d’un costume bleu et d’une cravate assortie. La main droite levée, il a prêté serment devant les autorités et le peuple béninois : « Je jure de respecter et défendre la Constitution, d’accepter les rigueurs de la loi en cas de parjure ». Ces mots ont résonné dans le silence recueilli de l’assemblée, suivis par le tonnerre des douze coups de canon, symbole de la légitimité acquise.
Nommé Grand maître des ordres nationaux, il a reçu ensuite le drapeau national des mains du chef d’état-major, scellant ainsi son entrée officielle dans ses fonctions. Dans un discours empreint d’engagement, il a promis de servir le Bénin avec intégrité, courage et constance, tout en garantissant le respect de l’État de droit et des libertés fondamentales. Aux citoyens, il a assuré une croissance économique inclusive, où « chaque famille en tirera profit ».
Sur le plan sécuritaire, il a réaffirmé la fermeté du Bénin face aux menaces terroristes, insistant sur la nécessité de protéger les populations et les territoires.
Une diplomatie régionale au cœur des échanges
L’harmonie du moment était renforcée par la présence remarquée des anciens dirigeants béninois, Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi, ainsi que par seize délégations étrangères. Parmi elles, la ministre française en charge des partenariats internationaux, mais aussi les voisins immédiats du Bénin : Togo, Nigeria, Burkina Faso et Niger, pays avec lequel les relations restent marquées par des tensions récurrentes.
Romuald Wadagni a salué avec chaleur ces représentants, soulignant l’importance de la coopération régionale. « Nous n’avons d’autre choix que de collaborer étroitement », a-t-il déclaré, concluant son discours sur cette note d’union nécessaire pour affronter les défis communs.