Renforcement des liens Burkina Faso-Burundi avec 14 accords historiques

La première édition de la Commission mixte Burkina Faso-Burundi s’est achevée ce jour à Bujumbura, couronnée par la signature de quatorze accords bilatéraux dans des secteurs clés pour les deux nations.

Après des jours d’intenses négociations, les délégations burkinabè et burundaises ont finalisé des instruments juridiques couvrant des domaines stratégiques pour le développement des deux pays. Ces accords ont été paraphés par les ministres des Affaires étrangères respectifs lors de la cérémonie de clôture.

Signature des accords Burkina Faso-Burundi

Les secteurs concernés incluent l’agriculture et l’élevage, la sécurité nationale, la protection civile, les transports aériens, la santé publique, l’emploi et la protection sociale. Cette coopération s’étend également aux domaines de la jeunesse, du sport et des loisirs.

Parmi les avancées majeures figure la conclusion d’un accord visant à faciliter la circulation des ressortissants des deux pays en supprimant les visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques, de service ou ordinaires.

Les engagements pris couvrent également la prévention des risques naturels, la gestion des catastrophes, l’enseignement technique et professionnel, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique, ainsi que la reconnaissance mutuelle des permis de conduire nationaux.

Renforcement de la coopération Burkina Faso-Burundi

Ces nouvelles conventions marquent une étape significative dans une relation de coopération établie depuis près de trente ans. Les deux gouvernements s’engagent désormais à concrétiser ces accords pour améliorer le quotidien des populations burkinabè et burundaises.

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a insisté sur l’urgence d’appliquer ces textes avec rigueur.

« Ces signatures ne représentent pas un point final, mais bien un départ. Il est impératif de poursuivre les échanges avec détermination afin de donner vie aux nouveaux instruments juridiques adoptés aujourd’hui. »

Il a souligné que la Commission mixte doit servir de levier pour transformer les orientations politiques des deux États en programmes opérationnels et en résultats concrets pour les citoyens.

Pour sa part, le ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, a plaidé en faveur d’une coopération Sud-Sud axée sur les échanges économiques et les investissements mutuels.

Il a particulièrement insisté sur la nécessité de renforcer les interactions entre les acteurs économiques, de favoriser les investissements croisés et de développer les partenariats entre les secteurs privés des deux pays. La fluidification des échanges commerciaux et la promotion des opportunités économiques communes constituent des priorités.

Cette réunion s’inscrit dans la dynamique impulsée par les chefs d’État Ibrahim Traoré du Burkina Faso et Évariste Ndayishimiye du Burundi, qui ambitionnent de faire de leur coopération un modèle de partenariat Sud-Sud fondé sur l’intégration régionale, la solidarité, la confiance mutuelle et la paix.

Pour garantir le suivi des engagements, les deux parties ont décidé de mettre en place rapidement les comités sectoriels dédiés à l’application des accords signés.