Rdc : les FARDC dénoncent des accusations infondées d’extermination communautaire

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont opposé une fin de non-recevoir aux déclarations de l’AFC/M23. La semaine dernière à Goma, les responsables de cette coalition rebelle avaient évoqué une persécution de la communauté banyamulenge et une détérioration sécuritaire dans l’Est du pays.

Dans un communiqué daté du 22 juin, le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba, porte-parole intérimaire des FARDC, a dénoncé une campagne de propagande. L’armée congolaise estime que ces accusations infondées visent à masquer les exactions commises par la coalition, notamment des exécutions sommaires, des violences sexuelles et des déplacements forcés, documentées par plusieurs rapports internationaux.

Les FARDC rejettent catégoriquement toute allégation d’extermination communautaire. Elles qualifient ces propos de cyniques et dénoncent une tentative d’instrumentalisation des identités ethniques et linguistiques pour diviser les Congolais. L’armée rappelle qu’elle est une institution nationale, républicaine et inclusive, composée de militaires issus de toutes les provinces.

Selon les FARDC, les premières victimes du conflit demeurent les populations de l’Est, qui subissent depuis des années les conséquences de l’insécurité. L’armée affirme poursuivre ses opérations conformément à sa mission constitutionnelle de protection des citoyens et de défense de l’intégrité territoriale.

Les FARDC mettent en garde contre toute tentative de désinformation ou d’incitation à la haine. Elles réaffirment leur engagement à neutraliser toutes les forces hostiles et à restaurer la paix dans les zones affectées par l’agression. Cette mise au point intervient alors que les tensions persistent entre Kinshasa et l’AFC/M23, et que les hostilités se poursuivent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.