Le paysage institutionnel béninois connaît un changement notable. Razacki Amouda Issifou a été officiellement désigné pour occuper le poste de Médiateur de la République. Cette nomination fait suite à une décision de l’Assemblée nationale, qui a validé une réforme législative modifiant les critères d’accès à cette fonction stratégique.
Une nouvelle modalité de désignation
Désormais, le processus de nomination ne repose plus sur le système précédent. Selon les nouvelles dispositions adoptées par les parlementaires lors d’une séance plénière, la charge de Médiateur de la République est dévolue d’office au premier vice-président du Conseil économique et social (CES). Occupant actuellement cette position au sein du CES, Razacki Amouda Issifou succède ainsi à Pascal Essou, qui exerçait ces responsabilités depuis l’année 2021.
Le profil d’un juriste expérimenté
Le nouveau Médiateur possède une solide expertise de la scène politique et juridique au Bénin. Juriste de métier, Razacki Amouda Issifou affiche un parcours riche au service de l’État. Il a notamment occupé le poste de vice-président de la Cour constitutionnelle et a siégé au Parlement en tant que député, où il a dirigé la Commission des lois. Son expérience s’étend également à la gestion locale en tant qu’ancien maire, ainsi qu’à l’organisation électorale, ayant été le secrétaire général de la toute première Commission électorale nationale autonome (CENA) en 1996.
Une mission de conciliation essentielle
L’institution du Médiateur de la République joue un rôle pivot dans l’équilibre entre les citoyens et l’appareil étatique. Sa vocation principale consiste à faciliter le dialogue et à résoudre les litiges opposant les administrés aux services publics. En privilégiant la recherche de solutions amiables, le titulaire du poste intervient pour corriger les éventuelles injustices ou dysfonctionnements administratifs dont pourraient être victimes les usagers dans leurs rapports avec l’administration.