Primature sénégalaise : Al Aminou Lô impulse une nouvelle dynamique organisationnelle
La Primature du Sénégal a connu une refonte majeure de son architecture administrative avec l’arrivée d’Al Aminou Lô à sa tête. Ce remaniement, intervenu en mai 2026, marque un tournant dans la gestion des affaires publiques et s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation plus large des structures étatiques.
Ces ajustements s’appuient sur le décret n°2025-1431, qui définit la répartition des services de l’État, tout en contrôlant les établissements publics, les sociétés nationales et les entités à participation publique entre la Présidence, la Primature et les ministères sectoriels.
Les fondations posées par Ousmane Sonko
Avant son départ, Ousmane Sonko, Premier ministre de novembre 2025 à mai 2026, avait initié une profonde modernisation des structures placées sous son autorité. Le décret n°2025-1929, signé le 27 novembre 2025, avait introduit plusieurs entités clés pour renforcer l’efficacité gouvernementale.
Parmi ces innovations figuraient :
- La Cellule d’orientation et de suivi des réformes, chargée de piloter les transformations administratives ;
- L’Inspection des services, dédiée au contrôle et à l’audit interne ;
- Le Comité d’orientation et de suivi des initiatives de valorisation et de recyclage d’actifs, pour optimiser la gestion des ressources ;
- La Commission des achats, visant à rationaliser les dépenses publiques.
Au niveau du Secrétariat général du Gouvernement, de nouvelles unités avaient également été créées, dont :
- La Cellule de préparation du Conseil des ministres, pour un suivi rigoureux des dossiers stratégiques ;
- La Commission nationale d’accès à l’information, renforçant la transparence administrative.
Les ajustements opérés sous Al Aminou Lô
Avec l’arrivée d’Al Aminou Lô, plusieurs modifications ont été apportées pour adapter l’organigramme aux priorités actuelles. Son cabinet a notamment été renforcé par le rattachement du Secrétariat technique du Comité national de suivi du contenu local, auparavant sous la tutelle du ministère du Pétrole et des Mines.
Parallèlement, certaines structures ont été transférées vers d’autres ministères, comme :
- La Direction générale du service civique national et du volontariat, désormais placée sous l’autorité du ministère de la Jeunesse et des Sports ;
- Le Bureau de l’information et de la communication du Gouvernement (BIC-Gouv), transféré au ministère de la Communication et des Relations avec les institutions. Cette entité, dirigée jusqu’alors par le journaliste Mame Gor Ngom, quitte ainsi le giron direct de la Primature.
Autre évolution notable : l’Observatoire national des lieux de privation de liberté, qui dépend désormais du ministère de la Justice.
Une restructuration symbolique : la fin du poste de porte-parole gouvernemental
Une des mesures les plus marquantes de cette réorganisation est la suppression du poste de Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec les institutions et porte-parole du Gouvernement. Ces responsabilités ont été intégrées à un ministre de plein exercice, cumulant les fonctions de Communication et de Relations avec les institutions, tout en assurant le rôle de porte-parole officiel.
Ces transformations reflètent une volonté claire de clarifier les rôles et d’optimiser la coordination entre la Primature et les différents départements ministériels, dans un souci d’efficacité et de transparence.