Prévisions économiques 2026 : le Tchad vise une croissance à 5,3 % malgré les défis mondiaux

Le Comité national économique et financier (CNEF) du Tchad a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année 2026 sous la présidence du ministre d’État, Tahir Hamid Nguilin, également président du Comité et chargé des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale.

Cette réunion, organisée à N’Djamena, a regroupé plusieurs hauts responsables, dont Guibolo Fanga Mathieu (ministre du Commerce et de l’Industrie), Saleh Bourma Ali (ministre délégué chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale) et Yvon Sana Bangui (gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale).

Lors de cette session, le CNEF a analysé la conjoncture économique mondiale, régionale et nationale, ainsi que les perspectives pour 2026 et les années suivantes. Les travaux ont été présentés par Idriss Ahmed Idriss, secrétaire général du Comité et directeur national de la BEAC.

Un environnement international toujours sous tension

Le communiqué final souligne que l’économie mondiale reste perturbée par des tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine et l’adoption de mesures protectionnistes dans plusieurs zones économiques. Malgré ces défis, les économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) conservent une certaine résilience.

Le Tchad anticipe une croissance robuste de 5,3 % en 2026

Sur le plan national, le CNEF table sur une progression du PIB réel de 5,3 % en 2026, contre 5,1 % en 2025. Cette dynamique serait principalement portée par le secteur non pétrolier, malgré un léger recul attendu dans l’industrie extractive. Le Comité relève également une décélération marquée de l’inflation, avec un taux projeté à 0,5 % en 2026, contre 2,6 % en 2025.

Stabilité monétaire et dynamisme du secteur bancaire

Les membres du CNEF ont noté une amélioration notable des avoirs extérieurs nets à fin mars 2026, accompagnée d’une progression de la masse monétaire et d’un niveau de couverture des réserves en mois d’importations jugé satisfaisant. Le système bancaire tchadien affiche quant à lui une santé financière solide, avec un bilan agrégé en hausse de 4,9 % sur un an à fin mars 2026.

Finances publiques et inclusion financière au cœur des discussions

Le Comité a également fait le point sur l’exécution du budget de l’État à fin juin 2026. Plusieurs sujets ont été abordés, dont le rapport sur le Taux effectif global (TEG) au premier trimestre 2026, les résultats des contrôles bancaires et les avancées liées à l’ouverture de nouveaux dépôts de la Banque centrale en région.

À l’issue de ces échanges, le CNEF a réaffirmé sa détermination à surveiller étroitement les indicateurs clés pour garantir la stabilité macroéconomique et stimuler la croissance du pays.