Le locataire du palais de l’Unité à Yaoundé fait actuellement une cure thérapeutique en Suisse, loin des regards médiatiques. Depuis plus de deux mois, des spéculations persistantes évoquent un possible décès ou un affaiblissement grave du président camerounais. Face à ces interrogations croissantes, René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et porte-parole officiel du gouvernement, a tenu à lever toute ambiguïté lors d’une prise de parole publique.
Un chef de l’État en pleine possession de ses moyens
Le gouvernement camerounais a catégoriquement démenti les rumeurs infondées concernant l’état de santé de Paul Biya. Selon les déclarations de son porte-parole, le président de la République est « non seulement en vie, mais également en pleine capacité d’exercer ses fonctions ». Une précision importante qui confirme le bon fonctionnement des institutions nationales.
« Le président Paul Biya va très bientôt rentrer au Cameroun. À ce stade, évoquer une vacance du pouvoir relève de la pure spéculation », a insisté René Emmanuel Sadi, tout en précisant que la date exacte de son retour n’a pas encore été communiquée. Cette clarification vise à rassurer la population et les partenaires internationaux sur la stabilité politique du pays.
Une intervention médicale confirmée, mais sans gravité
Le ministre a également confirmé que le président a subi une intervention chirurgicale récente à Genève, où il séjourne. Toutefois, il a tenu à préciser que cette opération ne relève pas d’une hospitalisation d’urgence. René Emmanuel Sadi a souligné : « Le président n’est pas hospitalisé, il suit simplement un protocole médical discret ».
Cette annonce intervient alors que certains observateurs s’interrogeaient sur l’absence prolongée de Paul Biya de la scène publique. Le gouvernement a réaffirmé que les institutions camerounaises fonctionnent normalement, avec des hauts responsables assurant la continuité de l’administration.
Pas de vacance constitutionnelle, selon les autorités
Pour écarter définitivement toute hypothèse de vacance du pouvoir, le porte-parole du gouvernement a rappelé que seul le Conseil constitutionnel camerounais est habilité à constater une telle situation. Or, cette instance n’a émis aucune déclaration en ce sens. René Emmanuel Sadi a conclu : « La question ne se pose même pas, les institutions sont solides et opérationnelles ».
Cette prise de position officielle vise à apaiser les tensions et à maintenir la confiance dans la gouvernance du pays, malgré les allégations persistantes.