Paris en liesse après le deuxième titre du psg en ligue des champions : entre fête et tensions

Paris en liesse après le deuxième titre du PSG en Ligue des champions : entre fête et tensions

Entre explosions de joie, feux d’artifice et interventions des forces de l’ordre, la soirée du sacre du PSG en Ligue des champions a rythmé les Grands Boulevards et les Champs-Élysées.

Les chants de victoire résonnaient dans l’air dès l’annonce du penalty décisif de Gabriel. Sur les Grands Boulevards, les fumigènes illuminaient déjà le ciel, comme si les supporters avaient pressenti l’issue du match. Dans les bars bondés, seuls quelques chanceux ont pu assister à la victoire en direct sur les écrans, tandis que les autres se fiaient aux réactions collectives pour partager l’émotion.

131 interpellations, un bilan bien moins lourd qu’en 2025

Une fois la victoire officialisée, la foule s’est dirigée vers les Champs-Élysées, où les accès étaient strictement contrôlés. Malgré les fouilles, des feux d’artifice ont été lancés, et les chants comme « Après tant d’années » ou « Et Ousmane Ballon d’Or » ont retenti jusqu’à ce que les CRS interviennent pour disperser les rassemblements. Les tensions ont persisté toute la soirée, avec des échanges de gaz lacrymogène et des mouvements de foule pour éviter les charges policières.

Feux d’artifice et interventions des forces de l’ordre sur les Champs-Élysées à Paris.
Feux d’artifice et interventions des forces de l’ordre sur les Champs-Élysées à Paris.

Le ballet entre supporters et forces de l’ordre s’est poursuivi jusqu’à tard dans la nuit. La préfecture de police a recensé 131 interpellations et un policier blessé, un chiffre bien inférieur aux 559 de l’année précédente. « Cette fois, il y a moins de débordements, mais la soirée n’est pas encore terminée », confiait un CRS près de la rue du Colisée.

La chaleur étouffante de la journée (jusqu’à 37 °C) n’a pas freiné l’enthousiasme. « On a déjà vécu ça l’an dernier, donc moins de stress », expliquait Benji, un habitué des célébrations. Les rues de Paris, transformées en véritable terrain de jeu, portaient encore les stigmates de la fête : klaxons rue La Boétie, pétards et fumigènes sur les Grands Boulevards. À 23 heures, une vingtaine de véhicules de police stationnait toujours boulevard Montmartre, preuve que la vigilance restait de mise.

Une journée historique pour le football parisien

Jamais depuis la Coupe du monde 2018, Paris n’avait connu une telle affluence pour un événement footballistique. Dès le matin, les rues se remplissaient de supporters en tuniques parisiennes, discutant stratégie et célébrations. À Ivry, des anciens débattaient déjà des modalités pour fêter le sacre sans finir en garde à vue. « Je regarde le match chez moi, pas envie de gâcher ma journée », lançait l’un d’eux.

Les pétards et mortiers, disponibles à la vente sur les réseaux sociaux avant le coup d’envoi, annonçaient une nuit mouvementée. En fin de soirée, alors que la poudre des gaz lacrymogènes flottait encore dans l’air, un vieil homme croisait le regard d’un passant et lâchait : « Je suppose que c’est le PSG qui a gagné. » Sans hésiter, la réponse était oui.