Ousmane Sonko rejette les ingérences étrangères sur la loi anti-LGBT+ au Sénégal
Le Premier ministre sénégalais a vivement critiqué, lors d’une intervention parlementaire, les tentatives d’influence occidentales visant à suspendre la récente législation réprimant l’homosexualité. Une prise de position ferme qui s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre la souveraineté nationale et les exigences internationales.

Une condamnation des valeurs imposées par l’Occident
Ousmane Sonko a dénoncé avec véhémence ce qu’il qualifie de « tyrannie de l’Occident » en matière de droits LGBT+. Lors d’un discours devant les députés, il a pointé du doigt un « petit groupe de pays » qui, grâce à leur influence médiatique et économique, tente d’imposer ses normes au reste du monde. « Huit milliards d’humains ne doivent pas subir les diktats d’une poignée de nations qui confondent puissance et universalité », a-t-il lancé, illustrant le refus catégorique du gouvernement de céder à ces pressions.
Un durcissement légal sans concession
Promulguée fin mars par le président Bassirou Diomaye Faye, la nouvelle loi sénégalaise alourdit significativement les peines encourues pour relations homosexuelles. Les infractions, auparavant passibles de cinq ans d’emprisonnement, sont désormais sanctionnées jusqu’à dix ans de prison. Le Premier ministre a réaffirmé l’absence de toute velléité de moratoire ou de suspension, malgré les critiques internationales.
Un enjeu sociétal et politique majeur
Au Sénégal, où l’islam constitue le fondement de l’identité collective, les questions relatives à l’homosexualité divisent profondément la société. Si des organisations de défense des droits humains dénoncent cette loi comme une régression, ses partisans y voient une protection des valeurs culturelles et religieuses du pays. Le gouvernement, lui, campe sur une position de fermeté, invoquant le principe de souveraineté nationale face aux interventions étrangères.