Le professeur Maouloud prend les rênes du collectif politique dans une conjoncture exceptionnelle, après l’organisation d’un rassemblement historique ayant rassemblé des dizaines de milliers de participants à Nouakchott.
Un contexte national sous haute tension
La Mauritanie fait face à des défis majeurs qui s’apparentent à des épreuves titanesques : un dialogue national paralysé depuis plusieurs mois, une montée inquiétante des discours communautaires, une insécurité grandissante dans les zones orientales frontalières du Mali, ainsi que des conditions de vie précaires pour les populations, aggravées par une inflation galopante.
Les priorités immédiates du nouveau dirigeant
Le président fraîchement élu de la Plateforme des Coalitions de l’Opposition Démocratique (PCOD) alerte sur « une situation nationale préoccupante où le dialogue est au point mort, empêchant la résolution consensuelle des problèmes par l’implication de tous les acteurs ».
Parmi les urgences à traiter, la relance du processus de concertation nationale s’impose comme la première mission. Le responsable politique interpelle directement le président de la République, Mohamed Cheikh El Ghazouani, l’exhortant à assumer pleinement ses fonctions. Il dénonce les manœuvres de la majorité visant à introduire subrepticement la question d’un troisième mandat présidentiel, pourtant incompatible avec la Constitution et absent des orientations initiales.
Le Pr Maouloud souligne que « cette concertation, essentielle à la résolution de l’ensemble des difficultés, subit un blocage systématique de la part des formations politiques majoritaires ».
Des enjeux sociétaux et sécuritaires urgents
Le président du PCOD dresse un diagnostic sans appel de la situation mauritanienne : « Notre pays se trouve dans une phase critique où l’unité nationale est menacée par la recrudescence des rhétoriques identitaires, amplifiées par les réseaux sociaux. Les régions orientales, quant à elles, subissent une pression sécuritaire accrue en raison des tensions au Mali, des flux de réfugiés et de la fermeture des frontières, privant les éleveurs locaux de leurs parcours traditionnels de transhumance. À cela s’ajoutent les difficultés économiques persistantes qui pèsent sur l’ensemble de la population. »
Ces différents fronts constituent les axes prioritaires du collectif dirigé par le Pr Maouloud.