Un important afflux de personnes déplacées s’observe actuellement dans la commune de Téra, située dans l’ouest du Niger. Selon des sources locales, la population de cette ville a considérablement augmenté ces dernières semaines, notamment en raison de l’arrivée massive de déplacés en provenance des villages du sud du département.
Cette situation fait suite à des pressions exercées par des hommes armés, notamment les membres du groupe Jama’at Nusrat al-Islam wal Muslimin (Jnim), qui ont ordonné aux habitants de plusieurs villages de la commune de Diagourou de quitter les lieux. Ces villages, situés à une dizaine de kilomètres de Téra, se trouvent dans une zone stratégique des trois frontières (Burkina Faso, Mali, Niger), régulièrement ciblée par les activités du Jnim et de l’État islamique au Sahel (EIS).
Des conditions de vie extrêmement difficiles pour les déplacés
Les témoignages recueillis sur place révèlent que les déplacés vivent dans des conditions très précaires. Certaines familles, dont des femmes et des enfants, se retrouvent sans abri, dormant en plein air sur des terrains vacants ou étant accueillies par des habitants locaux.
Un nombre inconnu de déplacés
Pour l’instant, aucun chiffre officiel n’a été communiqué concernant l’ampleur de cet afflux récent. Cependant, on estime que les villages de la commune de Diagourou abritaient déjà des milliers de personnes avant ces derniers déplacements.