Mali : une prime jusqu’à 2 milliards FCFA pour des informations sur des terroristes recherchés
Les autorités maliennes ont lancé une initiative audacieuse pour renforcer la lutte antiterroriste. Un communiqué officiel, signé par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Daoud Aly Mohammedine, annonce une récompense financière pouvant atteindre 2 milliards de FCFA pour toute information permettant l’arrestation ou la neutralisation de sept individus impliqués dans des activités terroristes.
Cette mesure s’inscrit dans une stratégie globale visant à sécuriser davantage le territoire national. Les montants proposés varient entre 500 millions et 2 milliards de FCFA, selon l’importance des renseignements fournis et leur utilité pour les forces de l’ordre.
Des profils dangereux sous les projecteurs
Les personnes recherchées sont accusées d’avoir joué un rôle clé dans l’organisation ou l’exécution d’attaques ayant ciblé la population et les infrastructures au Mali. Voici les noms et pseudonymes des individus concernés :
- Iyad Ag Ghali (alias Abou Al-Fadel) ;
- Hamadoun Hassan Sangaré (alias Amadou Kouffa ou Môbbô) ;
- Abdoulaye Mamadou Bakaye Diallo (alias Jouleybib de Nampala ou Sidi) ;
- Alghabass Ag Intalla ;
- Sedan Ag Hita (plusieurs pseudonymes dont Outhman Al Ansari, Abdel Hakim Al Kidali et Al Qayrawani) ;
- Bilal Ag Acherif ;
- Abderrahmane Al-Batna Al-Jazairi.
Les services de sécurité malien les considèrent comme des cibles prioritaires en raison de leur implication présumée dans des actes terroristes ayant fragilisé la stabilité du pays.
Un appel à la vigilance citoyenne
Pour maximiser l’efficacité de cette opération, les autorités appellent la population à collaborer activement avec les forces de défense. Elles encouragent toute personne détenant des informations utiles à les transmettre sans délai aux services compétents. La discrétion et la rapidité sont essentielles pour éviter que ces individus ne disparaissent ou ne commettent de nouveaux actes violents.
Cette annonce survient alors que les opérations militaires et sécuritaires se poursuivent dans plusieurs zones du Mali, où les groupes armés continuent de représenter une menace sérieuse pour la paix et la sécurité.