LOMÉ, 17 août 2026 — Pour que les collectivités territoriales puissent répondre durablement aux attentes de leurs populations, une gestion rigoureuse et une mobilisation suffisante des ressources sont essentielles. C’est dans cette optique que des dirigeants communaux des zones de Golfe 2, Golfe 3, Agoè-Nyivé 5 et Agoè-Nyivé 6 se sont réunis du 17 au 19 août 2026 au sein de la commune de Golfe 7.
Cette session de formation intensive, axée sur l’optimisation des ressources financières, a pour objectif de fournir aux acteurs locaux des outils plus efficaces pour accroître les recettes communales et en améliorer la gestion. Cette initiative s’inscrit pleinement dans le cadre du Plan national de formation, piloté par l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT).
L’autonomie financière, un défi majeur pour les collectivités
Pour les municipalités, la problématique dépasse désormais la simple identification de nouvelles sources de financement. Il est crucial d’assurer la sécurité des recettes existantes, d’optimiser leur recouvrement et de concrétiser les ressources mobilisées en services publics tangibles.
Le niveau de financement dont dispose une collectivité impacte directement sa capacité à bâtir des infrastructures, à maintenir ses équipements et à satisfaire les besoins sociaux et économiques de ses citoyens. Dans ce contexte, le développement des compétences des agents et responsables communaux devient un pilier fondamental de la gouvernance locale.
Le rassemblement à Golfe 7 vise précisément à activer ce levier, en encourageant l’acquisition de savoir-faire pratiques et le partage d’expériences entre les différentes collectivités.
Une approche concrète pour les pratiques locales
Le préfet du Golfe, Kossivi AGBODAN, a inauguré les travaux le lundi 17 août. Il était accompagné par le troisième adjoint au maire de Golfe 7, ADAKA Koffi, ainsi que par les maires et représentants des communes participantes, les secrétaires généraux et les acteurs clés de la chaîne financière.
Au nom de la Sénatrice-Maire, ADAKA Koffi a souligné l’importance de cette rencontre comme une opportunité unique de renforcer les capacités des collectivités à bâtir une réelle autonomie financière. Il a vivement encouragé les participants à tirer le meilleur parti de ces trois jours d’échanges, notamment par le partage d’expériences et la recherche de solutions directement applicables sur le terrain.
L’approche pédagogique va bien au-delà de la simple transmission théorique. Les participants sont invités à confronter leurs méthodes, à identifier les défis rencontrés quotidiennement et à élaborer des stratégies concrètes pour optimiser leurs mécanismes de mobilisation des ressources.
Mobiliser plus, gérer mieux : l’impératif de la rigueur
L’intervention du préfet du Golfe a mis en lumière un second impératif crucial : l’exigence de discipline dans la gestion des finances publiques locales.
Une collectivité peut augmenter ses revenus sans pour autant améliorer significativement les conditions de vie de ses habitants si elle ne parvient pas à maîtriser l’affectation de ces fonds. Pour Kossivi AGBODAN, l’effort de mobilisation doit impérativement s’accompagner d’une orthodoxie financière, de rigueur et d’une transparence irréprochable.
Cette exigence confère une dimension particulière à cette formation. L’objectif ne se limite pas à l’accroissement des recettes, mais vise à s’assurer que chaque ressource collectée puisse soutenir efficacement les politiques et projets communaux, au bénéfice direct des citoyens.
Trois jours pour une transformation durable des pratiques
Jusqu’au 19 août, les participants ont bénéficié d’une plateforme collaborative pour approfondir leurs connaissances, confronter leurs expériences et explorer des pistes concrètes afin d’améliorer durablement la collecte et la gestion des ressources financières.
À travers cette initiative, l’ANFCT réaffirme son engagement à accompagner les collectivités dans le processus de décentralisation. Pour les quatre communes impliquées, l’enjeu primordial consiste désormais à traduire les compétences acquises lors de cette formation en actions concrètes, renforçant ainsi leurs capacités financières et, in fine, leur aptitude à répondre efficacement aux besoins de leurs populations.