Le Parti Social-Démocrate Vert (PSDV) a attentivement pris note de l’imminence d’un dialogue politique national inclusif en République démocratique du Congo.
Le PSDV se félicite de l’initiative présidentielle de convier toutes les composantes sociales et politiques du pays à des concertations. Cette démarche est cruciale pour renforcer la cohésion nationale et favoriser une réflexion commune, essentielle à la protection de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, actuellement menacées par l’agression rwandaise.
Pour le PSDV, il est impératif que ce rassemblement ne perde pas de vue l’origine principale de la crise : l’agression injustifiée que subit notre nation.
Afin d’assurer le succès et la pertinence de cette initiative, le PSDV propose les lignes directrices suivantes, servant de termes de référence pour ce dialogue :
De l’objet du dialogue
Bien que d’autres sujets de politique intérieure soient pertinents, l’axe majeur de cette concertation doit être la constitution d’un large bloc patriotique, uni face à l’agression que subit la République démocratique du Congo.
Du lieu des assises
Il est préconisé que ce dialogue national RDC se tienne impérativement sur le territoire congolais.
Des participants
Le PSDV adhère pleinement au principe d’inclusivité, à condition que la participation soit encadrée par des modalités réalistes et structurées, respectant les engagements internationaux de la République démocratique du Congo.
Sur le plan interne, les discussions devront rassembler les représentants de la majorité politique, de l’opposition non armée, de la société civile, ainsi que des personnalités politiques influentes.
Quant aux groupes d’opposition armés, le Parti Social-Démocrate Vert estime qu’il est préférable qu’ils poursuivent les négociations déjà entamées avec le gouvernement à l’étranger. Ces pourparlers doivent se concentrer sur l’application stricte des accords de Doha (désarmement, démobilisation, réinsertion) et de Washington, tout en assurant la mise en œuvre des exigences de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, considérée comme une feuille de route cruciale pour une résolution pérenne du conflit.
De la modération des débats
Le PSDV considère qu’en tant que dialogue national RDC, le Chef de l’État doit impérativement assumer un rôle prépondérant dans la supervision des travaux. Sa position de représentant de la Nation et de symbole de l’unité nationale, telle que définie par l’article 69 de la Constitution, lui confère cette légitimité.
Il lui incombera également de désigner un facilitateur jouissant d’une crédibilité reconnue par toutes les parties prenantes. Ce facilitateur sera assisté par des représentants des principales confessions religieuses du pays (catholique, protestante, kimbanguiste, musulmane, Église du Réveil du Congo) pour des missions spécifiques.
Des observateurs internationaux
La participation d’observateurs de l’Union Africaine et de l’Organisation des Nations Unies est jugée indispensable, compte tenu de leur engagement direct dans la résolution de la crise découlant de l’agression.
Ces institutions seront les destinataires de certaines conclusions du dialogue national RDC, dans une démarche de plaidoyer visant notamment l’application rigoureuse de la Résolution 2773 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Fort de ces propositions, le Parti Social-Démocrate Vert réaffirme son entière disposition à contribuer au succès de ce dialogue national. Il renouvelle également son engagement inébranlable pour la restauration de l’intégrité territoriale et la défense sacrée de la Patrie.
Fait à Kinshasa, le 04 août 2026
Léonard SHE OKITUNDU
Président National du Parti Social-Démocrate Vert