Me Moussa Sarr, ministre sénégalais des Affaires étrangères, a réaffirmé la volonté du Sénégal d’un partenariat renouvelé avec Paris. La rencontre a eu lieu le 15 février, à l'ambassade de France au Sénégal.
Le ministre sénégalais a rappelé la profondeur des liens unissant Dakar et Paris, qualifiant la relation franco-sénégalaise de « historique, dense et multidimensionnelle », nourrie par des liens humains, culturels, économiques, scientifiques et universitaires.
Il a insisté sur le fait que cette relation traverse aujourd’hui « une nouvelle étape de son évolution », les deux pays ayant engagé, selon lui, un dialogue « exigeant, lucide et constructif » pour adapter leur partenariat aux aspirations de leurs peuples respectifs et aux mutations du contexte régional et international.
Le ministre a ensuite passé en revue les secteurs jugés stratégiques dans la coopération bilatérale : éducation, formation professionnelle, santé, infrastructures, transports, agriculture, énergie, assainissement, développement territorial, recherche et innovation.
Il a salué en particulier les initiatives conduites dans l'enseignement supérieur et la formation professionnelle, ainsi que les actions en faveur de la coopération décentralisée et de la mobilisation de la diaspora sénégalaise, à travers le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement.
Le ministre a également rappelé que la France demeure la première destination des étudiants sénégalais à l’étranger, avant d’adresser, au nom du Sénégal, les remerciements du pays au gouvernement français pour son appui à l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse 2026, notamment sur les volets protocole, sécurité et secours.
Un développement du discours a porté sur la question mémorielle, un dossier sensible entre les deux pays. Le ministre a fait état de « dialogues positifs » désormais engagés sur l’accès aux archives et la déclassification de ressources documentaires, ainsi que sur la mise en place de programmes de formation croisés destinés aux archivistes et professionnels du patrimoine des deux pays.
Il a par ailleurs évoqué la mise à disposition d’experts français pour appuyer des fouilles sur des sites historiques, sans toutefois préciser lesquels.
Abordant les enjeux internationaux, le ministre a cité la sécurité, le changement climatique, la transition énergétique, la souveraineté alimentaire, la gouvernance économique mondiale, la mobilité, la paix et la stabilité comme autant de domaines appelant, selon lui, « un multilatéralisme rénové » et des partenariats équilibrés.
Il a salué à ce titre la qualité des échanges entre les hautes autorités des deux pays et annoncé que de prochaines rencontres bilatérales, notamment des séminaires intergouvernementaux, permettront de définir les priorités d’un partenariat tourné vers l’avenir.
Le ministre sénégalais a conclu par une expression de gratitude à la France pour son soutien aux efforts du Sénégal en matière de développement durable et de protection de l’environnement.