Le Maroc renforce son influence à l’assemblée parlementaire euro-méditerranéenne

Diplomatie

Le Maroc intègre le Bureau de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée

Le Royaume du Maroc a été élu membre du Bureau de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (AP-UpM) et se voit confier la présidence de la Commission dédiée à l’intelligence artificielle. Cette distinction souligne la reconnaissance de l’expertise parlementaire marocaine et sa position stratégique au sein de cette instance euro-méditerranéenne.

Séance plénière de l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée

Une délégation parlementaire marocaine a pris part aux travaux de la 19e session plénière de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (AP-UpM), organisée les 5 et 6 juillet 2026 au siège du Parlement égyptien dans la nouvelle capitale administrative du Caire. Cette rencontre s’est tenue en marge du 10e Sommet des présidents de parlements de l’institution.

À la tête de cette délégation se trouvait Abdelmajid Fassi Fihri, vice-président de la Chambre des représentants, qui a œuvré à consolider la place du Royaume au sein des instances décisionnelles de l’AP-UpM.

Lors d’une réunion du Bureau et du Bureau élargi, la nouvelle composition de l’institution pour la période 2026-2030 a été validée, incluant les présidences des commissions permanentes. C’est ainsi que le Maroc a été désigné membre du Bureau de l’AP-UpM et a obtenu la présidence de la Commission dédiée à l’intelligence artificielle, une reconnaissance de la pertinence de sa diplomatie parlementaire dans la région euro-méditerranéenne.

Lors de la séance plénière, Abdelmajid Fassi Fihri a réaffirmé, au nom du Parlement marocain, que l’AP-UpM constitue un cadre privilégié pour renforcer le dialogue et la coopération entre les parlements des deux rives de la Méditerranée. Il a mis en avant les thèmes prioritaires retenus pour cette session : l’intelligence artificielle, l’implication des jeunes dans les processus décisionnels, ainsi que la diplomatie parlementaire au service de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient.

Ces choix reflètent une volonté commune de répondre aux défis d’une période de transition marquée par des mutations technologiques profondes et une recomposition des équilibres géopolitiques, culturels et économiques en Méditerranée.

Le responsable marocain a rappelé que le Royaume, sous la direction éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, s’engage dans une politique ambitieuse de modernisation économique, de transformation numérique et de développement des infrastructures technologiques. Cette stratégie place l’économie du savoir au cœur du développement durable, renforçant la compétitivité du Maroc et consolidant son rôle de partenaire fiable en Méditerranée, en Afrique et à l’échelle internationale.

La délégation marocaine, composée également de Chaoui Belassal, Meriem Rmili, Houria Didi, Rabab Aïlal, Salwa Demnati et Ibrahim Aâba, a activement participé aux débats des différentes commissions. Elle a contribué à aborder des enjeux cruciaux pour la région : diplomatie parlementaire, intelligence artificielle, participation des jeunes à la gouvernance, ainsi que sécurité, stabilité et développement partagé.

Les travaux se sont conclus par un appel à renforcer la coordination entre les parlements membres et à consolider le rôle de l’AP-UpM comme plateforme de dialogue et de confiance. L’objectif est de servir la sécurité, la stabilité, le développement durable et la prospérité collective des peuples méditerranéens.