Le Bénin a officialisé sa troisième Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) à Cotonou, un document stratégique qui orientera les actions climatiques du pays de 2026 à 2035. Ce plan ambitieux prévoit la mobilisation de 14,5 milliards de dollars, destinés à renforcer l’adaptation aux changements climatiques et à structurer les investissements pour un développement territorial durable.

La présentation de cette feuille de route s’est déroulée au Novotel Cotonou Orisha, rassemblant des figures clés du gouvernement béninois, des représentants du système des Nations unies, des partenaires techniques et financiers, ainsi que divers acteurs engagés dans les politiques environnementales. Parmi les participants notables figuraient Georges Alé, ministre du Cadre de vie et des Transports, chargé du Développement durable, et Aminatou Sar, coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Bénin.
La présence de Félix Kress, attaché de coopération à l’ambassade d’Allemagne au Bénin, a souligné l’importance de la collaboration internationale. Le soutien des partenaires est en effet essentiel pour le financement, l’appui technique et le renforcement des capacités nécessaires à la concrétisation de cette nouvelle stratégie climatique.
La CDN 3.0, couvrant la décennie 2026-2035, cible plusieurs secteurs vulnérables aux impacts du changement climatique. L’agriculture, l’énergie, les ressources hydriques, la foresterie, la santé publique, les infrastructures, le tourisme et le littoral figurent parmi les domaines prioritaires où des actions d’adaptation et de résilience seront mises en œuvre.
Un financement conséquent pour la stratégie climatique Bénin
Pour mettre en œuvre les initiatives de sa CDN 3.0, le Bénin prévoit un besoin de financement de 14,5 milliards de dollars. Ce montant représente l’enveloppe globale estimée pour la période 2026-2035. Les détails concernant la part des fonds déjà sécurisés, ainsi que la ventilation entre les contributions publiques, privées et les aides extérieures, n’ont pas été spécifiés.
Les investissements envisagés visent à réduire la vulnérabilité des régions, à garantir la protection des infrastructures essentielles et à renforcer la résilience des communautés face aux aléas climatiques. Ils sont également cruciaux pour la sauvegarde des activités économiques menacées par les sécheresses prolongées, les inondations récurrentes, l’érosion côtière et la dégradation des écosystèmes.
Pour les autorités béninoises, la CDN 3.0 va bien au-delà d’un simple engagement environnemental. Elle est conçue comme un cadre directeur pour les décisions d’investissement, intégrant pleinement les risques climatiques dans les politiques publiques, les projets d’infrastructures et les plans de développement économique du pays.
Le succès de cette initiative dépendra de la capacité du Bénin à transformer ces objectifs ambitieux en projets concrets, financés et exécutés efficacement. Les partenaires techniques et financiers sont invités à jouer un rôle actif dans la mobilisation des ressources, l’élaboration des projets et le suivi rigoureux des résultats, en particulier dans les zones et auprès des populations les plus exposées aux défis climatiques.
À travers cette nouvelle contribution, le Bénin affirme sa volonté de concilier la diminution de la vulnérabilité climatique avec la protection de son économie et un développement territorial équilibré. Les prochaines étapes devront détailler le calendrier des projets, les mécanismes de financement et les systèmes de suivi pour traduire concrètement cette vision pour la période 2026-2035.