L’amitié maroco-américaine, ancrée dans l’histoire, constitue un pilier fondamental des relations internationales. Dès 1786, un traité d’amitié scellait cette alliance unique entre le Royaume du Maroc et les jeunes États-Unis d’Amérique. Sur plus de deux siècles et demi, ce lien initial n’a fait que se renforcer, forgeant une coopération bilatérale dont l’apogée politique est aujourd’hui marquée par un soutien sans faille à la souveraineté du Maroc sur son Sahara.
Le Roi Mohammed VI a récemment adressé ses vœux au président Donald Trump, célébrant le 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Dans son message, le Souverain a mis en lumière l’excellence des relations Maroc États-Unis, les décrivant comme « riches et fructueuses ». Il a rappelé le rôle historique du Royaume du Maroc, première nation à reconnaître les États-Unis à leurs débuts. Une profonde gratitude a été exprimée pour la décision présidentielle de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara, un geste qualifié de « gravé dans la mémoire des Marocains ». Le message soulignait également que cette amitié profonde et cette fidélité mutuelle avaient atteint leur apogée durant les deux mandats de Donald Trump.
La coopération bilatérale entre Rabat et Washington s’illustre également dans les domaines sécuritaire et militaire, qualifiée par le Souverain de « modèle d’excellence », notamment par l’organisation de l’exercice renommé « African Lion ». Les échanges commerciaux ont, quant à eux, atteint des sommets historiques. Cette profondeur et cette longévité des liens ne sont pas fortuites. Le Royaume du Maroc a été le premier État à reconnaître l’indépendance des États-Unis après leur guerre contre la Grande-Bretagne. Notre pays a par la suite apporté son soutien aux États-Unis lors de leur guerre civile, s’opposant fermement à toute tentative de sécession. À cette époque, les autorités marocaines avaient accédé à la demande américaine de traquer les séparatistes débarqués à Tanger, tout en leur interdisant l’accès aux ports marocains.
Cette fidélité constante envers une nation éloignée représente un héritage diplomatique singulier, un patrimoine politique inestimable et un modèle de coopération bilatérale inégalé. Il est primordial de valoriser ce lien historique, de le perpétuer et de le faire rayonner globalement, en l’utilisant au service des justes causes de la Nation. Ce legs indéfectible doit être envisagé comme une dette morale et historique contractée par les États-Unis envers le Royaume. Les générations futures sont invitées à honorer cette dette, s’abstenant de toute action ou décision qui pourrait nuire aux intérêts du Royaume, compromettre sa souveraineté ou fragiliser son intégrité territoriale.