La victoire belge face au Sénégal en coupe du monde : un exploit en fin de prolongation

La Belgique célèbre sa qualification en huitièmes de finale après un match haletant face au Sénégal

Un scénario improbable, presque irréel. La Belgique a obtenu son billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en s’imposant face au Sénégal (3-2) après une prolongation serrée, mercredi 1er juillet. Un dénouement qui a tenu en haleine des millions de supporters dans le monde.

Les Lions de la Teranga dominaient pourtant largement la rencontre, menant de deux buts à la 51e minute grâce à Habib Diarra (24e) et Ismaïla Sarr (51e). Pourtant, les Diables Rouges ont opéré un retour spectaculaire en fin de match, avec deux réalisations en trois minutes : Romelu Lukaku (86e) puis Youri Tielemans (89e) ont égalisé et envoyé le match en prolongation.

Le gardien belge Thibaut Courtois, impérial dans les cages, n’a pu que frôler un centre de Sadio Mané en première mi-temps. Malgré deux occasions sénégalaises repoussées par les montants, Habib Diarra ouvrait le score pour les siens. Ismaïla Sarr doublait la mise peu après, scellant presque le destin de la rencontre.

Un changement tactique décisif

À la pause, le sélectionneur belge a pris des risques calculés en titularisant Romelu Lukaku, remplaçant des cadres comme Kevin De Bruyne. Une décision qui allait s’avérer payante. La seconde période a été marquée par des tensions internes chez les Belges, mais aussi par une réaction collective tardive.

Lukaku, auteur d’un but en première période, a finalement trouvé le chemin des filets à la 86e minute, réduisant l’écart. Tielemans a égalisé trois minutes plus tard d’une tête puissante, sous les yeux d’un stade en ébullition. Les prolongations, initialement calmes, ont basculé dans les ultimes secondes avec un penalty sifflé pour un tacle irrégulier sur Dodi Lukébakio.

« Dans le football, tout est possible tant qu’on y croit. La force de ce groupe réside aussi dans la capacité de ceux qui sortent du banc à faire la différence », a déclaré le coach belge après le match, soulignant l’importance de la cohésion.

Les Belges, demi-finalistes en 2018 mais éliminés prématurément il y a quatre ans, affronteront le 7 juillet les États-Unis ou la Bosnie-Herzégovine en huitièmes de finale. Une nouvelle opportunité pour écrire une page de leur histoire en Coupe du monde.

Pour le Sénégal, cette élimination reste un goût amer, rappelant de près une précédente désillusion en Coupe d’Afrique des nations. « On a tout donné, mais nous n’avons pas su gérer notre avantage », a concédé l’entraîneur adverse, sous le choc d’un scénario si cruel.