Le Premier ministre Ousmane Sonko a clairement indiqué, lors d’une intervention devant les députés, que la nouvelle législation renforçant la répression des actes contre nature sera appliquée avec la plus grande rigueur. Sans concession aucune, il a balayé les critiques venues de l’extérieur concernant ce texte, fraîchement adopté.
Une application stricte et immédiate de la loi
Lors de la séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a martelé que la priorité désormais est l’application effective de la réforme. Pour lui, une fois une loi promulguée, elle s’impose à tous, y compris à ceux qui l’ont contestée lors des débats parlementaires. Le chef du gouvernement a insisté sur ce principe d’égalité devant la loi, sans exception.
Les nouvelles dispositions du Code pénal
La loi n°2026-08, signée par le président Bassirou Diomaye Faye le 27 mars 2026, modifie en profondeur l’article 319 du Code pénal sénégalais. Ce texte, qui s’inscrit dans la continuité de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965, durcit significativement les sanctions encourues pour les actes contre nature. Il introduit également des infractions liées à l’apologie et au financement de ces actes.
Les peines prévues sont sévères : entre cinq et dix ans de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre dix millions de francs CFA. Ces mesures visent à dissuader et à sanctionner les comportements jugés contraires aux valeurs sociétales du pays.
Souveraineté nationale face aux critiques internationales
Face aux réactions venues de certains pays occidentaux, notamment de France, Ousmane Sonko a réaffirmé avec force la souveraineté du Sénégal en matière législative. Le Premier ministre a rappelé que le peuple sénégalais est libre de déterminer ses propres normes sociales, sans ingérence extérieure. « Nous n’avons pas de leçons à recevoir de qui que ce soit », a-t-il déclaré, soulignant que cette réforme est avant tout un choix souverain.
Il a par ailleurs justifié cette loi par la nécessité de protéger la société et de lutter contre des enjeux sanitaires majeurs, citant notamment la progression du VIH.
Fin des débats : pas de moratoire en vue
En conclusion de son intervention, Ousmane Sonko a fermé définitivement la porte à toute suspension ou moratoire sur l’application de cette réforme. Le gouvernement, déterminé, veillera à ce que la loi soit pleinement respectée et appliquée sur l’ensemble du territoire national.