Une nouvelle étape dans les relations bilatérales
La deuxième session du dialogue de partenariat stratégique entre le Gabon et l’Union européenne (UE) s’est déroulée à la Cité de la Démocratie, au sein du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba. Coprésidée par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, et l’ambassadrice de l’UE au Gabon, Cécile Abadie, cette réunion prolonge les discussions initiées lors du premier dialogue en octobre 2024.
Hermann Immongault a rappelé que cette concertation s’inscrit dans le cadre de l’accord de Samoa, qui sert de fondement juridique aux relations entre l’UE et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Selon lui, ce pacte vise à établir « un partenariat plus équilibré, plus opérationnel et davantage orienté vers l’impact concret des politiques publiques et des investissements ».
Des échanges constructifs sur des sujets clés
Quatre axes majeurs ont structuré les discussions : les réformes politiques et la gouvernance, les perspectives économiques, l’environnement avec la gestion durable des ressources, ainsi que la coopération multilatérale et régionale.
À l’issue de la journée, les deux parties ont salué les avancées institutionnelles réalisées pendant la Transition au Gabon. Les droits humains et les libertés fondamentales ont été abordés ouvertement. « Aucun sujet n’a été tabou », a déclaré M. Immongault, soulignant que les échanges avaient permis de « lever toutes les zones d’ombre ».
Économie et environnement au cœur des priorités
Les perspectives économiques du Gabon, les réformes structurelles engagées, l’amélioration du climat des affaires et les stratégies pour attirer plus d’investissements ont été au centre des débats. La stratégie européenne Global Gateway a notamment été mentionnée comme un levier potentiel.
Les questions environnementales ont également occupé une place prépondérante. Le Gabon et l’UE ont confirmé leur convergence de vues sur la gestion durable des forêts. Ils ont aussi exploré des pistes de collaboration future dans les secteurs de la pêche durable, de l’énergie et de la gestion des déchets.
Enfin, les deux partenaires ont réaffirmé leur attachement au multilatéralisme et noté une large entente sur les enjeux régionaux et internationaux, incluant la sécurité maritime et l’intégration régionale. Le dialogue s’est conclu sur une volonté partagée d’approfondir les relations et de poursuivre les concertations dans un climat d’ouverture et de confiance mutuelle.