À la date du 29 juin 2026, le chantier des infrastructures routières menant au pont de Malombo, situé dans le département du Nyong-et-Kellé, entre dans sa dernière ligne droite. Les équipes techniques de l’entreprise CFHEC se consacrent désormais à la pose de la signalisation, marquant l’achèvement imminent de la chaussée.
Le projet de liaison routière entourant l’ouvrage d’art sur le fleuve Nyong est sur le point d’être finalisé. Outre la signalisation, des opérations d’assainissement sont actuellement menées pour garantir la pérennité de l’infrastructure. Ces voies d’accès s’étendent sur un linéaire total de 960 mètres répartis sur les deux rives. Elles proposent une configuration de deux voies de 3,5 mètres de large, complétées par des accotements de 1,5 mètre de chaque côté.
Sur le plan technique, la structure de la route a été conçue pour résister durablement au trafic. Elle repose sur une fondation en grave latéritique de 25 cm, surmontée d’une couche de base en grave concassée (0/31,5) de 20 cm. La couche de roulement finale est constituée de 5 cm de béton bitumineux. Parallèlement, le pont franchissant le Nyong lui-même fait l’objet des derniers réglages esthétiques et sécuritaires.
Selon les prévisions du Maître d’ouvrage, l’infrastructure globale sera opérationnelle bien avant la date butoir fixée initialement. On estime que le pont de Malombo pourrait être livré avec une avance de huit mois sur le calendrier contractuel. Dès la mi-juin, l’ouvrage de 160 mètres de long, combinant acier et béton, dominait déjà majestueusement le fleuve, offrant une solution de traversée stable et moderne pour les populations locales.
L’entreprise CFHEC, épaulée par le groupement de contrôle INTEGC/GENERAL ENGINEERING, s’attelle maintenant aux finitions administratives et techniques. Ce succès est le fruit d’un pilotage rigoureux de la part du ministère des Travaux publics, dont l’implication a permis de maintenir une cadence soutenue malgré un environnement complexe.
Le parcours n’a pourtant pas été de tout repos. Le chantier a dû surmonter de nombreux obstacles : litiges fonciers pour l’installation de la base-vie, vols de carburant, conditions climatiques extrêmes avec des crues importantes du Nyong et des pluies torrentielles, ou encore des tensions sociales locales. Malgré ces aléas, l’engagement de livrer un ouvrage de qualité dans des délais records a été tenu, respectant ainsi les orientations stratégiques de développement des infrastructures nationales.